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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
Cette hypothèse des périodes solunaires d’activité sera-t-elle prochainement infirmée ou confirmée? Dans ce dernier cas, les pêcheurs devront
se rappeler qu’elle ne vise pas seulement le poisson, mais tous les animaux
et tous les végétaux (floraisons massives en périodes solunaires). Pourquoi
en exclurait-on les minéraux, ou plus exactement les solutions minérales,
puisqu’elles paraissent toutes plus ou moins sujettes à des échanges d’ions
dont l’allure est variable suivant les jours (Mousset et Vibekt, 1957)?
Précisons encore avec Gabrielson qu’il semble à l’heure actuelle que
le phénomène, si phénomène il y a, soit de nature électronique et que la lune
et le soleil n’interviendraient qu’à la façon de catalyseurs.
5.33. Radiations ultraviolettes
5.330. Importance énergétique relative
L’atmosphère terrestre constituant un filtre important pour les radiations
ultraviolettes, celles-ci ne représentent plus à la surface de la terre que 1 à
5 pour cent de la totalité de l’énergie reçue. Plus l’atmosphère est opaque
et chargée de fumées industrielles, plus elle arrête les radiations de courte
longueur d’onde. Clarke (1954) signale le cas d’oiseaux migrateurs qui,
retenus captifs dans l’Alberta durant l’hiver, meurent apparemment par
manque de vitamine D qu’ils ne peuvent produire faute de radiations ultraviolettes en quantité suffisante (5.333). L’auteur en conclut que l’incidence
sur le plan écologique de la faiblesse des radiations ultraviolettes en hiver
mérite une étude plus poussée.
Dans le milieu liquide, on a souvent considéré les radiations ultraviolettes comme celles qui pénétraient le plus facilement en profondeur.
Clarke (1954) précise qu’il n’en est rien. Du rouge au bleu il est bien exact
que les radiations pénètrent d’autant plus facilement que leur longueur
d’onde est plus courte, mais du bleu à l’ultraviolet c’est le contraire qui
se produit. Le résultat est que des radiations de 3 100 angstroms sont réduites
à 10 pour cent de leur valeur énergétique à 15 mètres de profondeur dans
les eaux claires de la Méditerranée, et à 1 mètre de profondeur dans les eaux
du fjord Gullman sur les côtes de Suède. L’action bactéricide des ultraviolets ne se ferait pas sentir en pratique au delà de quelques décimètres
de profondeur ; détail qui n'est peut-être pas sans importance pour l’étude
des avantages et désavantages des assecs ou abaissements de niveau d’eau
des étangs, aux diverses saisons (13.012,3 — 13.04).
5.331. Perception par les animaux
Les travaux de Warden, Jenkins et Warner (1940) ont montré que
des organismes tels que paramécies, drosophiles, abeilles percevaient parfaitement les radiations ultraviolettes totalement invisibles pour l’œil
PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
Cette hypothèse des périodes solunaires d’activité sera-t-elle prochainement infirmée ou confirmée? Dans ce dernier cas, les pêcheurs devront
se rappeler qu’elle ne vise pas seulement le poisson, mais tous les animaux
et tous les végétaux (floraisons massives en périodes solunaires). Pourquoi
en exclurait-on les minéraux, ou plus exactement les solutions minérales,
puisqu’elles paraissent toutes plus ou moins sujettes à des échanges d’ions
dont l’allure est variable suivant les jours (Mousset et Vibekt, 1957)?
Précisons encore avec Gabrielson qu’il semble à l’heure actuelle que
le phénomène, si phénomène il y a, soit de nature électronique et que la lune
et le soleil n’interviendraient qu’à la façon de catalyseurs.
5.33. Radiations ultraviolettes
5.330. Importance énergétique relative
L’atmosphère terrestre constituant un filtre important pour les radiations
ultraviolettes, celles-ci ne représentent plus à la surface de la terre que 1 à
5 pour cent de la totalité de l’énergie reçue. Plus l’atmosphère est opaque
et chargée de fumées industrielles, plus elle arrête les radiations de courte
longueur d’onde. Clarke (1954) signale le cas d’oiseaux migrateurs qui,
retenus captifs dans l’Alberta durant l’hiver, meurent apparemment par
manque de vitamine D qu’ils ne peuvent produire faute de radiations ultraviolettes en quantité suffisante (5.333). L’auteur en conclut que l’incidence
sur le plan écologique de la faiblesse des radiations ultraviolettes en hiver
mérite une étude plus poussée.
Dans le milieu liquide, on a souvent considéré les radiations ultraviolettes comme celles qui pénétraient le plus facilement en profondeur.
Clarke (1954) précise qu’il n’en est rien. Du rouge au bleu il est bien exact
que les radiations pénètrent d’autant plus facilement que leur longueur
d’onde est plus courte, mais du bleu à l’ultraviolet c’est le contraire qui
se produit. Le résultat est que des radiations de 3 100 angstroms sont réduites
à 10 pour cent de leur valeur énergétique à 15 mètres de profondeur dans
les eaux claires de la Méditerranée, et à 1 mètre de profondeur dans les eaux
du fjord Gullman sur les côtes de Suède. L’action bactéricide des ultraviolets ne se ferait pas sentir en pratique au delà de quelques décimètres
de profondeur ; détail qui n'est peut-être pas sans importance pour l’étude
des avantages et désavantages des assecs ou abaissements de niveau d’eau
des étangs, aux diverses saisons (13.012,3 — 13.04).
5.331. Perception par les animaux
Les travaux de Warden, Jenkins et Warner (1940) ont montré que
des organismes tels que paramécies, drosophiles, abeilles percevaient parfaitement les radiations ultraviolettes totalement invisibles pour l’œil
