ENVIRONNEMENT. FACTEURS CLIMATIQUES
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des marées de la terre», John Alden Knight publia pour la première fois
dans Sporlsman, ses fameuses tables solunaires de Knight qui donnaient,
principalement à l’usage des pêcheurs en eaux douces, les périodes favorables à l’activité du poisson. Basées sur les marées terrestres, ces tables
indiquent, d’une part, dans le mois lunaire, les périodes d’activité optimum
correspondant avec la pleine et la nouvelle lune (grandes marées), d’autre
part, pour chaque jour, deux périodes d’activités principales et deux périodes
secondaires en relation avec les marées terrestres journalières.
Quel qu’ait été dans divers pays le succès en librairie de ces tables auprès
des pêcheurs, on ne pouvait s’attendre de la part des milieux scientifiques,
qui n’admettent que le fait prouvé, qu’à la plus expresse réserve : « Nombreux
sont les pêcheurs qui croient fermement que le cycle lunaire conditionne
le succès de leur pêche. Nous n’avons, jusqu’à présent tout au moins, aucune
preuve que les sens d’un animal quel qu’il soit réagissent aux changements
de positions respectives de la lune, de La terre et du soleil » (Clarke, 1954).
Gabrielson (1950) met en garde le profane contre le désir de corrélations parfaites dans la mise en évidence de tout phénomène périodique.
Dans le cas particulier, l’incitation solunaire à une période d’activité peut
se refléter avec exactitude dans les faits pour autant que l’on se trouve
dans une période stable : absence de changement de temps, non proximité
de l’arrivée de la nuit ; qu’un de ces facteurs superpose son action à l'incitation solunaire et celle-ci, pour réelle qu’elle puisse être, se trouve masquée.
Par ailleurs, les organismes répondraient d’autant plus rapidement à cette
incitation qu’ils sont à un niveau plus bas en matière d’évolution. Gabrielson
donne à ce sujet la description suivante qu’il appartient à tout pêcheur
observateur de vérifier pour son compte :
«Vous êtes en position d’observation sur le bord d’un pool, bien avant
le début de la période solunaire. Le pool est tranquille, sans gobage, les poissons ne mangent pas. A l’approche de l’heure zéro, surveillez attentivement
le fond. Les premières créatures à manifester de l’activité sont les insectes
du fond, les nymphes. Ceux-ci sortent de leur cachette et vont de-ci de-là
en eau peu profonde en quête de nourriture. Les écrevisses et les poissons
de petites espèces apparaissent là où l'on n’en voyait pas auparavant.
Peut-être une éclosion de mouche de mai aura-t-elle lieu, faisant « monter »
les poissons, les petits d’abord, les plus gros ensuite. Si le temps est beau
et l’état de l’eau favorable, le festin et l’activité générale continueront
pendant un couple d’heures. Tous ces organismes regagneront ensuite leurs
abris pour se reposer.
« Pendant cette même activité des ondes, sur les rives et sur les arbres,
on assiste également à une activité marquée de tous les petits animaux
terrestres ainsi que des oiseaux qui remplissent alors l’air de leur chant.
« Les grands animaux, chiens, cerfs, bétail reagissent beaucoup plus
lentement que les organismes aquatiques. Dernier sur la liste arrive enfin
l’homme... »
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