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PÊCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
5.340. Effets du courant sur l’eau
5.340,0 . Effets chimiques
Toutes autres choses égales d’ailleurs, le courant, surtout s’il s’accompagne de chutes, abaisse la température de l’eau en augmentant l’évaporation. Par là même, il augmente le taux de saturation de l’oxygène dissous
dans les régions à climat tempéré chaud. Le faciès des eaux courantes sera
donc normalement caractérisé par des espèces à forts besoins respiratoires,
qui ne pourraient normalement subsister dans les eaux dormantes de ces
mêmes régions.
5.340,1 . Effets mécaniques
Par le brassage qu’il provoque, le courant égalise la température de
l’eau, d’une part dans l’espace, en profondeur, d’autre part dans le temps,
tout au long des 24 heures de la journée. Dans les lacs soumis à des périodes
de circulation, les courants internes assurent la pénétration de l’oxygène
en profondeur et l’ascension des sels dissous du fond vers la zone superficielle limnétique (5.23 — 5.310) en même temps qu’ils modifient la stratification thermique.
5.341. Effets du courant sur les organismes aquatiques
5.341,0 . Adaptations morphologiques
Ne pourront subsister de façon permanente dans une eau courante que
les espèces qui aux stades d’œufs, de larves ou d’adultes seront capables de
s’y maintenir.
Ce postulat nous montre qu’a priori : (1) les eaux nettement courantes
comporteront un nombre d’espèces plus réduit que les eaux dormantes ;
(2) les eaux courantes n’auront en matière de plancton que celui fourni par
les nappes d'eaux dormantes en liaison avec elles, ce qui en principe doit
réduire le stock de nourriture pour le poisson.
Pratiquement les organismes aquatiques peuvent lutter contre le courant
soit de façon passive (modes d’ancrage divers) soit de façon active par leur
nage rendue plus efficace par un bon hydrodynamisme.
Les œufs des diverses espèces d’eaux courantes tiennent par un ancrage :
œufs enterrés ou collés aux pierres ou à la végétation. Nombre d’invertébrés et de poissons de petite taille tiennent dans le courant grâce à l’ancrage
que constitue pour eux leur habitat « sous terrain », qu’ils soient enfouis
dans la vase ou glissés sous les pierres. D’autres sont fixés à un support,
grâce à des griffes ou des ventouses, telles les planaires ou la mouche de
mai (fig. 5.12). Les poissons nageurs des eaux vives accusent, vis-à-vis
de leurs congénères des eaux dormantes, une amélioration nette de leur
hydrodynamisme, comme le montre la figure 5.13. Ils possèdent en outre
une musculature plus développée ainsi que de larges nageoires pectorales
PÊCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
5.340. Effets du courant sur l’eau
5.340,0 . Effets chimiques
Toutes autres choses égales d’ailleurs, le courant, surtout s’il s’accompagne de chutes, abaisse la température de l’eau en augmentant l’évaporation. Par là même, il augmente le taux de saturation de l’oxygène dissous
dans les régions à climat tempéré chaud. Le faciès des eaux courantes sera
donc normalement caractérisé par des espèces à forts besoins respiratoires,
qui ne pourraient normalement subsister dans les eaux dormantes de ces
mêmes régions.
5.340,1 . Effets mécaniques
Par le brassage qu’il provoque, le courant égalise la température de
l’eau, d’une part dans l’espace, en profondeur, d’autre part dans le temps,
tout au long des 24 heures de la journée. Dans les lacs soumis à des périodes
de circulation, les courants internes assurent la pénétration de l’oxygène
en profondeur et l’ascension des sels dissous du fond vers la zone superficielle limnétique (5.23 — 5.310) en même temps qu’ils modifient la stratification thermique.
5.341. Effets du courant sur les organismes aquatiques
5.341,0 . Adaptations morphologiques
Ne pourront subsister de façon permanente dans une eau courante que
les espèces qui aux stades d’œufs, de larves ou d’adultes seront capables de
s’y maintenir.
Ce postulat nous montre qu’a priori : (1) les eaux nettement courantes
comporteront un nombre d’espèces plus réduit que les eaux dormantes ;
(2) les eaux courantes n’auront en matière de plancton que celui fourni par
les nappes d'eaux dormantes en liaison avec elles, ce qui en principe doit
réduire le stock de nourriture pour le poisson.
Pratiquement les organismes aquatiques peuvent lutter contre le courant
soit de façon passive (modes d’ancrage divers) soit de façon active par leur
nage rendue plus efficace par un bon hydrodynamisme.
Les œufs des diverses espèces d’eaux courantes tiennent par un ancrage :
œufs enterrés ou collés aux pierres ou à la végétation. Nombre d’invertébrés et de poissons de petite taille tiennent dans le courant grâce à l’ancrage
que constitue pour eux leur habitat « sous terrain », qu’ils soient enfouis
dans la vase ou glissés sous les pierres. D’autres sont fixés à un support,
grâce à des griffes ou des ventouses, telles les planaires ou la mouche de
mai (fig. 5.12). Les poissons nageurs des eaux vives accusent, vis-à-vis
de leurs congénères des eaux dormantes, une amélioration nette de leur
hydrodynamisme, comme le montre la figure 5.13. Ils possèdent en outre
une musculature plus développée ainsi que de larges nageoires pectorales
