ENVIRONNEMENT. FACTEURS CLIMATIQUES
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dance de la lumière, nombre d’autres organismes font preuve d’une corrélation analogue entre leur vitesse de déplacement et l’intensité de l’illumination
(Clarke, 1954). Le phénomène n’est pas sans importance, en particulier
pour les invertébrés aquatiques. Cette influence de la lumière se limite-t-elle
à la seule activité locomotrice, ou s’étend-elle à d’autres activités vitales
comme l’action de la chaleur (5.311,11)? Nous verrons qu’il nous faut à
tout le moins envisager une action sur le déclenchement de l’activité reproductrice et de l’activité migratoire (5.321,51).
5.321,4. Orientation
L’influence orientatrice de la lumière sur la croissance des organismes
fixés porte le nom de phototropisme. C’est ce tropisme qui entre en jeu
dans l’orientation des végétaux terrestres ou aquatiques vers le maximum
d’illumination. Le même phénomène entre encore en jeu chez certains animaux aquatiques peu évolués comme les hydres.
Sur les organismes mobiles, l’influence orientatrice de la lumière porte
le nom de phototaxie. 11 ne s’agit plus ici d’une orientation de leur croissance,
mais d’une orientation de leurs déplacements. Ce phénomène d’adaptation
maintient normalement les espèces dans une zone d’illumination correspondant à leur ambiance optimum. Cette aptitude à se maintenir dans une
ambiance favorable (caractérisée par des conditions particulières de température, de lumière, de courant...) et l’aptitude à suivre dans l’espace le changements de localisation de cette ambiance favorable constituent des possibilités d’adaptation pour garder la « position écologique optimum » génératrice
de la meilleure survie.
Pêcheurs et braconniers, habitués de la pêche au feu ou au phare, savent
fort bien que certaines espèces de poissons sont vivement attirées par la
lumière. Encore faut-il préciser, après les travaux de Schalleck (1943),
qu’un tel éclairage, plus ou moins ponctuel, ne correspond en rien aux comportements des poissons envers un éclairage naturel de nature diffuse. C’est
ainsi que nombreux sont les organismes du zooplancton qui montent à la
lumière d’une lampe électrique alors qu’ils ne montent pas en surface de
jour, même avec un soleil resplendissant. Dans ce cas, la lumière diffusée
dans l’eau masque en effet le point lumineux que pourrait constituer le soleil.
En fait, il ne faut pas oublier, qu’à l’intérieur d’une même espèce, la
réaction à la lumière peut varier avec l’âge physiologique des individus
et que ces réactions peuvent être masquées par la superposition de réactions
à d’autres facteurs.
5.321,5. Rythmes biologiques
Dans l’étude des fluctuations de densité des populations et des captures (6.14-8.21) nous verrons l’importance qu’il faut attribuer aux phénomènes de périodicités cosmiques ou biologiques, ainsi que la difficulté de
les mettre clairement en évidence par suite de la superposition presque
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dance de la lumière, nombre d’autres organismes font preuve d’une corrélation analogue entre leur vitesse de déplacement et l’intensité de l’illumination
(Clarke, 1954). Le phénomène n’est pas sans importance, en particulier
pour les invertébrés aquatiques. Cette influence de la lumière se limite-t-elle
à la seule activité locomotrice, ou s’étend-elle à d’autres activités vitales
comme l’action de la chaleur (5.311,11)? Nous verrons qu’il nous faut à
tout le moins envisager une action sur le déclenchement de l’activité reproductrice et de l’activité migratoire (5.321,51).
5.321,4. Orientation
L’influence orientatrice de la lumière sur la croissance des organismes
fixés porte le nom de phototropisme. C’est ce tropisme qui entre en jeu
dans l’orientation des végétaux terrestres ou aquatiques vers le maximum
d’illumination. Le même phénomène entre encore en jeu chez certains animaux aquatiques peu évolués comme les hydres.
Sur les organismes mobiles, l’influence orientatrice de la lumière porte
le nom de phototaxie. 11 ne s’agit plus ici d’une orientation de leur croissance,
mais d’une orientation de leurs déplacements. Ce phénomène d’adaptation
maintient normalement les espèces dans une zone d’illumination correspondant à leur ambiance optimum. Cette aptitude à se maintenir dans une
ambiance favorable (caractérisée par des conditions particulières de température, de lumière, de courant...) et l’aptitude à suivre dans l’espace le changements de localisation de cette ambiance favorable constituent des possibilités d’adaptation pour garder la « position écologique optimum » génératrice
de la meilleure survie.
Pêcheurs et braconniers, habitués de la pêche au feu ou au phare, savent
fort bien que certaines espèces de poissons sont vivement attirées par la
lumière. Encore faut-il préciser, après les travaux de Schalleck (1943),
qu’un tel éclairage, plus ou moins ponctuel, ne correspond en rien aux comportements des poissons envers un éclairage naturel de nature diffuse. C’est
ainsi que nombreux sont les organismes du zooplancton qui montent à la
lumière d’une lampe électrique alors qu’ils ne montent pas en surface de
jour, même avec un soleil resplendissant. Dans ce cas, la lumière diffusée
dans l’eau masque en effet le point lumineux que pourrait constituer le soleil.
En fait, il ne faut pas oublier, qu’à l’intérieur d’une même espèce, la
réaction à la lumière peut varier avec l’âge physiologique des individus
et que ces réactions peuvent être masquées par la superposition de réactions
à d’autres facteurs.
5.321,5. Rythmes biologiques
Dans l’étude des fluctuations de densité des populations et des captures (6.14-8.21) nous verrons l’importance qu’il faut attribuer aux phénomènes de périodicités cosmiques ou biologiques, ainsi que la difficulté de
les mettre clairement en évidence par suite de la superposition presque
