ENVIRONNEMENT. FACTEURS CLIMATIQUES
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mimétisme. Chez, les espèces marines, cette possibilité est particulièrement
nette chez les poissons plats qui, comme le turbot, arrivent jusqu’à reproduire 1 aspect d’un damier sur lequel ils reposent. Chez les espèces d’eau
douce, c’est en quelques minutes que la truite change de robe en passant
d’un fond clair à un fond sombre ou inversement.
5.321,2. Vision
L’effet le plus apparent de la lumière sur les poissons, comme sur tous
les animaux supérieurs, réside dans le plus haut degré de perception qu'ils
en ont : la vision. Béserve faite d’un certain nombre d'exceptions, c’est
en'effet en faisant appel en totalité ou en partie au sens de la vue que les
prédateurs localisent une proie, que certaines espèces proies cherchent à
effrayer les prédateurs, qu’espèces et sexes se reconnaissent et se réunissent.
Quelles sont donc les possibilités de vision dans l’eau, milieu qui, comme nous
l’avons vu, absorbe plus ou moins rapidement selon la profondeur les différentes composantes du spectre? Les expériences de Grundfest (1932).
sur le Lepomis, cousin de la perche-soleil, ont montré que ce poisson avait
son maximum de sensibilité visuelle entre 5 300 et 5 500 angstrôms, ce qui
correspond à la zone jaune-vert du spectre qui pénètre le plus facilement
les eaux de lac de transparence moyenne où vit cette espèce, et où se trouvent
également la plupart des espèces d’eau douce. Pour des objets de petite
taille, tels que les proies alimentaires, le seuil de perception visuelle se situerait comme pour l’homme et les autres vertébrés aux environs de 1 dibillionienne (10—10) de la valeur de l’illumination du « plein soleil ».
Supposons que ces données soient valables, dans leur ordre de grandeur
tout au moins, pour les autres espèces de poissons. On conclura que, d'une
façon générale, et réserve faite de certains lacs de profondeur exceptionnelle,
les poissons ont une vision suflisante de leur habitat continental depuis la
surface jusqu’au fond, à l’exception cependant des plans d’eau qui sont de
façon temporaire ou permanente particulièrement troubles.
Sortons un moment du cadre de nos eaux continentales pour une courte
excursion dans les eaux marines ou cavernicoles. En mer, passé le bord du
plateau continental, la profondeur s’accroît rapidement et dépasse le niveau
correspondant au seuil de perception visuelle dans le jaune-vert du Lepomis.
Si les espèces de fond habitant la mer et les quelques lacs de profondeur
exceptionnelle sont capables de voir dans le bleu comme le Lepomis voit
dans le jaune-vert, la vision est alors possible pour eux, en eaux claires,
jusqu’à 700 mètres et peut-être davantage.
Sans qu’il soit question de vision à proprement parler, nombreux sont
les organismes aquatiques qui montrent encore des réactions à des variations d’intensité lumineuse pour des profondeurs bien supérieures, ('. est le
cas en particulier des migrations diurnes du zooplancton qui se manifestent
à 800 et 1 000 mètres de profondeur. Ce niveau correspond à un zéro biologique de réponse à la lumière solaire. Avec une profondeur moyenne de
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