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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
livrer une bataille perdue d’avance puisque leur production devient, avec
l’augmentation de la profondeur, de plus en plus inférieure à la consommation de leurs activités vitales. Nous avons vu que, pour les lacs, ce niveau
de compensation se situait, suivant la clarté de l’eau, entre deux et trente
mètres (5.320) ; encore faut-il tenir compte du fait que ce niveau correspond
à des mesures d’illumination faites dans le milieu du jour, ce qui ne correspond pas à la réalité de la situation pour le bilan « photosynthèse/respiration ». Pour vivre et pour croître, un organisme à chlorophylle doit, par sa
photosynthèse, le jour, produire plus de protoplasme qu’il n’en consomme
de jour mais aussi de nuit. Le niveau de compensation réel se trouvera donc
toujours moins profond que celui qui résulte des mesures qui ne sont faites
que de jour. La technique de mesure du niveau de compensation est identique
à celle utilisée pour la mesure de la productivité primaire aux moyens de
deux bouteilles, l’une transparente, l’autre opaque, remplies d’eau et de
phytoplancton que l’on immerge à des profondeurs différentes (3.22). La
perte d’oxygène dans la bouteille opaque mesure l’intensité de la respiration.
Le gain d’oxygène dans la première correspond au bilan «photosynthèse/
respiration». L’addition des deux résultats correspond au phénomène photosynthèse seul.
5.321,1. Coloration des téguments
Pour les organismes aquatiques comme pour les organismes terrestres,
la lumière constitue le bienfait suprême. Encore faut-il que la quantité
de lumière reçue corresponde aux possibilités d’absorption normale de
chaque espèce. En vacances, sur les plages, suivant nos âges et nos tempéraments, ou bien nous recherchons l’ombre et gardons un teint pâle, ou bien
nous nous exposons au soleil et, pour y résister, notre peau brunit, ce qui
limite la pénétration des radiations ultraviolettes dangereuses pour les tissus.
Il en est de même pour les organismes aquatiques. Leur pigmentation est
fonction de la quantité de lumière à laquelle ils sont exposés. Rasquin (1947)
a cité le cas d’amphibiens et de poissons cavernicoles, aveugles et sans pigments, qui, exposés à la lumière, développaient dans leur épiderme une
importante pigmentation.
Au lieu et place d’une pigmentation protectrice, des organismes aquatiques peuvent également, comme nous, rechercher l’ombre, soit en s’abritant sous un couvert, soit en recherchant la profondeur.
La pigmentation protectrice peut enfin être remplacée par une absence
totale de pigmentation. C’est ainsi que les petits organismes du plancton
supportent une insolation relativement importante, grâce à leur corps transparent qui n intercepte qu’une faible partie de l’énergie lumineuse reçue.
Fréquemment, pour les espèces proies en particulier, la pigmentation
s harmonise avec 1 habitat. Ces espèces sont ainsi moins visibles et moins
vulnérables au prédateurs. Pour certaines espèces, cette harmonie n’est pas
simplement statique mais dynamique et est alors désignée sous le nom de
PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
livrer une bataille perdue d’avance puisque leur production devient, avec
l’augmentation de la profondeur, de plus en plus inférieure à la consommation de leurs activités vitales. Nous avons vu que, pour les lacs, ce niveau
de compensation se situait, suivant la clarté de l’eau, entre deux et trente
mètres (5.320) ; encore faut-il tenir compte du fait que ce niveau correspond
à des mesures d’illumination faites dans le milieu du jour, ce qui ne correspond pas à la réalité de la situation pour le bilan « photosynthèse/respiration ». Pour vivre et pour croître, un organisme à chlorophylle doit, par sa
photosynthèse, le jour, produire plus de protoplasme qu’il n’en consomme
de jour mais aussi de nuit. Le niveau de compensation réel se trouvera donc
toujours moins profond que celui qui résulte des mesures qui ne sont faites
que de jour. La technique de mesure du niveau de compensation est identique
à celle utilisée pour la mesure de la productivité primaire aux moyens de
deux bouteilles, l’une transparente, l’autre opaque, remplies d’eau et de
phytoplancton que l’on immerge à des profondeurs différentes (3.22). La
perte d’oxygène dans la bouteille opaque mesure l’intensité de la respiration.
Le gain d’oxygène dans la première correspond au bilan «photosynthèse/
respiration». L’addition des deux résultats correspond au phénomène photosynthèse seul.
5.321,1. Coloration des téguments
Pour les organismes aquatiques comme pour les organismes terrestres,
la lumière constitue le bienfait suprême. Encore faut-il que la quantité
de lumière reçue corresponde aux possibilités d’absorption normale de
chaque espèce. En vacances, sur les plages, suivant nos âges et nos tempéraments, ou bien nous recherchons l’ombre et gardons un teint pâle, ou bien
nous nous exposons au soleil et, pour y résister, notre peau brunit, ce qui
limite la pénétration des radiations ultraviolettes dangereuses pour les tissus.
Il en est de même pour les organismes aquatiques. Leur pigmentation est
fonction de la quantité de lumière à laquelle ils sont exposés. Rasquin (1947)
a cité le cas d’amphibiens et de poissons cavernicoles, aveugles et sans pigments, qui, exposés à la lumière, développaient dans leur épiderme une
importante pigmentation.
Au lieu et place d’une pigmentation protectrice, des organismes aquatiques peuvent également, comme nous, rechercher l’ombre, soit en s’abritant sous un couvert, soit en recherchant la profondeur.
La pigmentation protectrice peut enfin être remplacée par une absence
totale de pigmentation. C’est ainsi que les petits organismes du plancton
supportent une insolation relativement importante, grâce à leur corps transparent qui n intercepte qu’une faible partie de l’énergie lumineuse reçue.
Fréquemment, pour les espèces proies en particulier, la pigmentation
s harmonise avec 1 habitat. Ces espèces sont ainsi moins visibles et moins
vulnérables au prédateurs. Pour certaines espèces, cette harmonie n’est pas
simplement statique mais dynamique et est alors désignée sous le nom de
