ENVIRONNEMENT. FACTEURS CLIMATIQUES
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Dans la pratique on se contente la plupart du temps de mesurer la transparence de l’eau dans la partie centrale du spectre (5 000 à 6 000 angstrôms).
Le pourcentage d’extinction par mètre [3,8 pour cent pour l’eau distillée,
6 à 78 pour cent d’après les chiffres de Clarke (1954) pour les eaux de lac]
et la profondeur à laquelle l’intensité lumineuse est réduite à 1 pour cent
de sa valeur en surface sont les renseignements les plus utiles à retenir.
Ce dernier niveau, qui varie de 2 à 30 mètres pour les lacs, est important
à connaître, car il correspond aux limites extrêmes de développement des
organismes à chlorophylle.
Dans le temps, tout au long des saisons, la transparence des eaux varie
en raison des crues, des vents, du développement du plancton. A ces variations
s’ajoutent celle de l’intensité de l’illumination qui arrive à la surface des
eaux, ainsi que celle de la durée journalière d’illumination. Des observations
faites dans le Massachusetts (Clarke, 1938) ont montré que le maximum
de lumière incidente durant le jour le plus clair de l’été était 40 fois plus fort
que celui reçu durant le jour le plus sombre d’hiver. Durant le même temps
le coefficient d’extinction de l’eau passait du simple au quadruple. Le résultat
de ces deux phénomènes était que, pour un organisme vivant à 30 mètres
de profondeur, le minimum d’illumination horaire était 7 000 fois plus grand,
et l’illumination journalière 10 000 fois plus grande en mai qu’en décembre
(transparence minimum en hiver dans cet exemple, ce qui n’est pas toujours
le cas).
Les précisions ci-dessus montrent que dans le milieu aquatique les organismes vivants sont soumis à des variations dans la nature et la quantité
des radiations lumineuses qui n’ont rien de commun avec celles qui existent
sur terre.
5.321.
Effets de la lumière sur les organismes aquatiques
5.321,0. Photosynthèse
Nous avons vu que dans tout écosystème les organismes végétaux à
chlorophylle, en tant que « producteurs » de matière vivante, constituent
le premier maillon de la chaîne alimentaire prédatrice (2.1). Nous avons vu
également que l’on peut pour les eaux dormantes distinguer trois zones :
zone littorale pénétrée jusqu’au fond par la lumière et occupée par des plantes
vertes enracinées ; zone limnétique libre de végétation enracinée, limitée
par le niveau de compensation de la photosynthèse et occupée par le plancton ; zone profonde située au-dessous du niveau de compensation de la photosynthèse et occupée par des «consommateurs» vivant directement ou indirectement aux dépens du phytoplancton de la zone limnétique (5.23, fig. 5.1).
Ce niveau de compensation de la photosynthèse correspond à la profondeur maximum à laquelle le bilan « photosynthèse/respirâtion •> est positif
et permet d’assurer la croissance des organismes à chlorophylle. Au-dessous,
ces organismes peuvent encore vivre un certain temps, mais ils ne font que
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Dans la pratique on se contente la plupart du temps de mesurer la transparence de l’eau dans la partie centrale du spectre (5 000 à 6 000 angstrôms).
Le pourcentage d’extinction par mètre [3,8 pour cent pour l’eau distillée,
6 à 78 pour cent d’après les chiffres de Clarke (1954) pour les eaux de lac]
et la profondeur à laquelle l’intensité lumineuse est réduite à 1 pour cent
de sa valeur en surface sont les renseignements les plus utiles à retenir.
Ce dernier niveau, qui varie de 2 à 30 mètres pour les lacs, est important
à connaître, car il correspond aux limites extrêmes de développement des
organismes à chlorophylle.
Dans le temps, tout au long des saisons, la transparence des eaux varie
en raison des crues, des vents, du développement du plancton. A ces variations
s’ajoutent celle de l’intensité de l’illumination qui arrive à la surface des
eaux, ainsi que celle de la durée journalière d’illumination. Des observations
faites dans le Massachusetts (Clarke, 1938) ont montré que le maximum
de lumière incidente durant le jour le plus clair de l’été était 40 fois plus fort
que celui reçu durant le jour le plus sombre d’hiver. Durant le même temps
le coefficient d’extinction de l’eau passait du simple au quadruple. Le résultat
de ces deux phénomènes était que, pour un organisme vivant à 30 mètres
de profondeur, le minimum d’illumination horaire était 7 000 fois plus grand,
et l’illumination journalière 10 000 fois plus grande en mai qu’en décembre
(transparence minimum en hiver dans cet exemple, ce qui n’est pas toujours
le cas).
Les précisions ci-dessus montrent que dans le milieu aquatique les organismes vivants sont soumis à des variations dans la nature et la quantité
des radiations lumineuses qui n’ont rien de commun avec celles qui existent
sur terre.
5.321.
Effets de la lumière sur les organismes aquatiques
5.321,0. Photosynthèse
Nous avons vu que dans tout écosystème les organismes végétaux à
chlorophylle, en tant que « producteurs » de matière vivante, constituent
le premier maillon de la chaîne alimentaire prédatrice (2.1). Nous avons vu
également que l’on peut pour les eaux dormantes distinguer trois zones :
zone littorale pénétrée jusqu’au fond par la lumière et occupée par des plantes
vertes enracinées ; zone limnétique libre de végétation enracinée, limitée
par le niveau de compensation de la photosynthèse et occupée par le plancton ; zone profonde située au-dessous du niveau de compensation de la photosynthèse et occupée par des «consommateurs» vivant directement ou indirectement aux dépens du phytoplancton de la zone limnétique (5.23, fig. 5.1).
Ce niveau de compensation de la photosynthèse correspond à la profondeur maximum à laquelle le bilan « photosynthèse/respirâtion •> est positif
et permet d’assurer la croissance des organismes à chlorophylle. Au-dessous,
ces organismes peuvent encore vivre un certain temps, mais ils ne font que
