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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
pas la même intensité dans les diverses parties de son spectre. Le phénomène
d’extinction avec la profondeur, différentiel suivant les longueurs d’onde,
agit donc sur des intensités lumineuses différentes également avec ces mêmes
longueurs d’onde. La figure 5.10 schématise, en fonction des longueurs d’onde,
les intensités lumineuses qui pénètrent aux diverses profondeurs : dans l’eau
pure, l’extinction est beaucoup plus rapide aux deux extrémités du spectre.
C’est la couleur bleue qui, dans l’eau pure et dans les eaux des mers et lacs
clairs, pénètre le plus profond. Au delà de 100 mètres elle est seule à persister. Elle seule est susceptible de revenir jusqu’à l’œil d’un observateur en
surface.
Fig. 5.10. — Distribution spectrale de l’énergie solaire à la surface de la terre et
après modification par passage au travers d’épaisseurs d’eau indiquées sur le
graphique. Conditions comparables à celles des mers et des lacs les plus clairs.
(Avec la permission de Clarke « Eléments oj Ecology », 1954, Wiley,
d'après Clarke, 1939.)
Dans une eau chargée de corps en suspension ou en dissolution, ceux-ci
ajoutent leur action propre à celle de l’eau dans le phénomène d’absorption
différentielle des radiations. C’est ainsi que dans la majorité des lacs clairs
ces substances absorbent davantage le bleu, ce qui laisse la prédominance
au vert émeraude. Les produits organiques absorbent de leur côté si vigoureusement les radiations à courte longueur d’onde que la couleur prédominante passe au rouge orange, donnant aux eaux humiques leur coloration
brune.
Lorsque ces corps en suspension sont constitués par du phytoplancton,
celui-ci atteint parfois une telle densité qu’il peut réduire la pénétration de
la lumière au point de stopper la croissance de tous les organismes chlorophylliens. C est ce phénomène qui est parfois utilisé dans le contrôle d’une
végétation envahissante par déversements d’engrais favorisant un intense
développement du phytoplancton (9.4 -13.022,2).
PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
pas la même intensité dans les diverses parties de son spectre. Le phénomène
d’extinction avec la profondeur, différentiel suivant les longueurs d’onde,
agit donc sur des intensités lumineuses différentes également avec ces mêmes
longueurs d’onde. La figure 5.10 schématise, en fonction des longueurs d’onde,
les intensités lumineuses qui pénètrent aux diverses profondeurs : dans l’eau
pure, l’extinction est beaucoup plus rapide aux deux extrémités du spectre.
C’est la couleur bleue qui, dans l’eau pure et dans les eaux des mers et lacs
clairs, pénètre le plus profond. Au delà de 100 mètres elle est seule à persister. Elle seule est susceptible de revenir jusqu’à l’œil d’un observateur en
surface.
Fig. 5.10. — Distribution spectrale de l’énergie solaire à la surface de la terre et
après modification par passage au travers d’épaisseurs d’eau indiquées sur le
graphique. Conditions comparables à celles des mers et des lacs les plus clairs.
(Avec la permission de Clarke « Eléments oj Ecology », 1954, Wiley,
d'après Clarke, 1939.)
Dans une eau chargée de corps en suspension ou en dissolution, ceux-ci
ajoutent leur action propre à celle de l’eau dans le phénomène d’absorption
différentielle des radiations. C’est ainsi que dans la majorité des lacs clairs
ces substances absorbent davantage le bleu, ce qui laisse la prédominance
au vert émeraude. Les produits organiques absorbent de leur côté si vigoureusement les radiations à courte longueur d’onde que la couleur prédominante passe au rouge orange, donnant aux eaux humiques leur coloration
brune.
Lorsque ces corps en suspension sont constitués par du phytoplancton,
celui-ci atteint parfois une telle densité qu’il peut réduire la pénétration de
la lumière au point de stopper la croissance de tous les organismes chlorophylliens. C est ce phénomène qui est parfois utilisé dans le contrôle d’une
végétation envahissante par déversements d’engrais favorisant un intense
développement du phytoplancton (9.4 -13.022,2).
