ENVIRONNEMENT. FACTEURS CLIMATIQUES
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Dans le détail, la règle de Jordan ne garde pas sa rigidité tout an long
de l’échelle des températures effectives : Schmidt (1921) et Tâning (1941).
en expériences de laboratoire, obtiennent les fortes moyennes vertébrales
avec les basses et fortes températures, et les moyennes vertébrales faibles
avec des températures moyennes.
D’autres facteurs, non encore étudiés, peuvent agir également sur le
nombre de vertèbres, d’écailles ou de rayons des nageoires.
Un ou plusieurs de ces facteurs ne sont vraisemblablement pas identiques,
pour les truites et les saumons par exemple, dans les piscicultures et dans
les gravières abritant en rivière les œufs des poissons. Ceci explique les constatations de Day (1887) sur la différence du nombre des vertèbres, en Amérique
du Nord, entre les ombles de fontaine sauvages et les ombles de fontaine
issus de pisciculture, constatations conformes à celles de Mottley (1937)
pour la truite arc-en-ciel.
5.311,1 1. Activités vitales
Dans la limite des températures compatibles avec la vie des poissons,
il faut retenir que la productivité des eaux douces sera, toutes autres choses
étant égales d’ailleurs, d’autant plus élevée que leur température sera plus
forte. Il est bien évident par ailleurs que la forte productivité des eaux chaudes
sera constituée d’espèces d’eaux chaudes qui ne sont pas toujours les plus
appréciées.
Fig. 5.7. — Effet de la température sur l’activité des animaux.
(Avec la permission de Allee et al. « Principles oj Animais Ecology »,
1949, Saunders, d'après Verworn, 1899.)
Limitons-nous maintenant à l’examen des effets de la température sur
une espèce déterminée, à l’intérieur des températures extrêmes compatibles
avec la vie de l’espèce.
On a constaté que, tout comme les réactions chimiques, les réactions
physiologiques des poissons, et des êtres vivants en général, étaient fonction
de la température du milieu ambiant. La liaison de dépendance entre ces deux
ordres de phénomènes se trouve clairement matérialisée par la courbe de
Verworn (1899) que nous reproduisons, et qui nous montre que la temperature correspondant au maximum d’activité physiologique, et par conse-
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