OXYGÈNE DISSOUS
L’iode libéré est dosé par le thiosulfate :
2 S2O2 3- + I3 - ±5 S4O2’ + 3 r.
On constate qu’il faut 2 moles de thiosulfate pour doser une mole d’iode,
elle-même libérée par 1/2 mole d’oxygène.
Au total, 4 moles de thiosulfate équivalent donc à 1 mole d’oxygène dissous.
Le point équivalent du dosage de l’iode par le thiosulfate est mis en
évidence par des méthodes électrochimiques ou photométriques, ou par
indicateurs (amidon, thiodène). Si la détection visuelle par les indicateurs
colorés n'est pas aussi sensible qu’avec les autres méthodes, elle reste toutefois très bonne et suffisante pour la méthode décrite (§ 9.2).
Outre les risques de modification des concentrations lors du prélèvement,
différentes sources d’erreur proviennent de la technique de dosage elle-même
ou d’interférences dont la principale est celle des ions nitrite. Cependant
la plupart de ces erreurs sont ramenées à des proportions négligeables, en utilisant les réactifs aux concentrations optimales décrites ci-après, et en respectant un certain nombre de règles de dosage simples (§ 7).
2. DOMAINE D’APPLICATION
2.1. GAMME DE CONCENTRATIONS
D’après Strickland et Parsons (1972), cette méthode est applicable
dans un domaine de concentrations très étendu : 0,005 à 8 millimoles d’oxygène atomique par litre (soit 0,06 à 90 ml.l-1).
2.2. PRÉCISION
En raison des risques d’erreur liés surtout au prélèvement, il est difficile
d’estimer l’exactitude réelle des mesures. Néanmoins en pratiquant cette
méthode avec un maximum de précautions, Carpenter (1965) et Murray
et Riley (1969) ont obtenu une précision de ±0,1 %, ce qui démontre les
possibilités intrinsèques de ce dosage.
En routine la précision courante que l’on peut atteindre sans difficulté
est de l’ordre de + 0,03 ml.I-1 :
± 0,035 ml.l-1 (Strickland et Parsons, 1972, au niveau 8 ml.l-1),
± 0,02 à ± 0,04 ml.l-1 (Grasshoff, 1976).
Les résultats des intercalibrations réalisées depuis 1966 en mer du Nord
et en mer Baltique par les laboratoires des pays riverains montrent que les
écarts types intra-laboratoires sont pour la plupart inférieures à + 0.05 ml. T * .
En revanche, il apparaît des déviations inter-laboratoires plus importantes
qui démontrent qu’une
principales sources d'erreurs reste l’étalonnage du
■B
’
,1966).
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