PHYSICO-CHIMIE
2.3. INTERFÉRENCES
La méthode décrite n’est pas adaptée à l’analyse des eaux fortement
' polluées. Toute substance oxydante ou réductrice, présente dans l’eau à
analyser, tels fer, sulfite, thiosulfate, chlore, hypochlorite, chromate, nitrite,
entraînera des résultats erronés par excès pour les oxydants ou par défaut
pour les réducteurs. Les substances organiques, tanins, lignines, acides humiques, ... susceptibles de fixer l’iode, interfèrent également ainsi que les substances oxydables en milieu basique. Ces cas se rencontrent plus fréquemment
en eaux douces et parfois en estuaires au voisinage des rejets.
Certaines modifications de la méthode de Winkler ont été apportées
pour permettre le dosage de l’oxygène dissous dans des eaux contenant des
polluants particuliers. Une revue de ces techniques a été effectuée par Legler
(1972) : ce dernier estime que plusieurs modifications n’apportent pas d’amélioration, étant plus longues et introduisant de nouvelles sources d'erreur.
Par ailleurs, certaines modifications ne sont pas applicables en eau de mer.
Le paragraphe 9-donne une description succincte des techniques d’élimination
de certaines interférences ; celle des ions nitrite est traitée plus en détail. Le
cas échéant, on se reportera au manuel de f American Public Health Association (apha, 1930).
3. PRÉLÈVEMENT, ÉCHANTILLONNAGE
3.1. PRÉLÈVEMENT
Le prélèvement ne doit pas être effectué à l’aide de bouteilles métalliques
(Worthington, 1982). Les bouteilles de prélèvement classiques en matière
plastique ou en verre conviennent.
3.2. ÉCHANTILLONNAGE
3.2.1. Flaconnage
Pour les flacons, il a parfois été préconisé un matériel spécial (afnor,
1973). Cela ne se justifie pas et, moyennant quelques précautions élémentaires. les flacons ordinaires en verre blanc à rodage normalisé conviennent
parfaitement (Bryan et al., 1976). Les bouchons à base conique ou biseautée
évitent tout risque de piegeage de bulle d'air. Le rodage ne doit en aucun cas
être graissé. On évitera d utiliser des flacons en verre brun : leur coloration masque celle de 1 iode et empêche la distinction entre précipité et particules dans les eaux turbides.
La contenance recommandée est de 100 à 150 ml. Un volume supérieur
n est pas nécessaire car le dosage doit être effectué dans le flacon lui-même.
Pour permettie 1 addition du titrant, il peut être nécessaire d'évacuer une partie
du volume, soit par pipettage, soit en utilisant un long bouchon plongeant
dans la solution (fig. V.2). selon Green et Carritt (1966) et Rual et Voituriez (1969). Le volume de chaque flacon, c’est-à-dire en fait le volume analysé,
doit être connu avec précision (§3.2.2). On prendra soin de ne jamais dissocier
un flacon de son bouchon, les deux étant identifiés de manière indélébile
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2.3. INTERFÉRENCES
La méthode décrite n’est pas adaptée à l’analyse des eaux fortement
' polluées. Toute substance oxydante ou réductrice, présente dans l’eau à
analyser, tels fer, sulfite, thiosulfate, chlore, hypochlorite, chromate, nitrite,
entraînera des résultats erronés par excès pour les oxydants ou par défaut
pour les réducteurs. Les substances organiques, tanins, lignines, acides humiques, ... susceptibles de fixer l’iode, interfèrent également ainsi que les substances oxydables en milieu basique. Ces cas se rencontrent plus fréquemment
en eaux douces et parfois en estuaires au voisinage des rejets.
Certaines modifications de la méthode de Winkler ont été apportées
pour permettre le dosage de l’oxygène dissous dans des eaux contenant des
polluants particuliers. Une revue de ces techniques a été effectuée par Legler
(1972) : ce dernier estime que plusieurs modifications n’apportent pas d’amélioration, étant plus longues et introduisant de nouvelles sources d'erreur.
Par ailleurs, certaines modifications ne sont pas applicables en eau de mer.
Le paragraphe 9-donne une description succincte des techniques d’élimination
de certaines interférences ; celle des ions nitrite est traitée plus en détail. Le
cas échéant, on se reportera au manuel de f American Public Health Association (apha, 1930).
3. PRÉLÈVEMENT, ÉCHANTILLONNAGE
3.1. PRÉLÈVEMENT
Le prélèvement ne doit pas être effectué à l’aide de bouteilles métalliques
(Worthington, 1982). Les bouteilles de prélèvement classiques en matière
plastique ou en verre conviennent.
3.2. ÉCHANTILLONNAGE
3.2.1. Flaconnage
Pour les flacons, il a parfois été préconisé un matériel spécial (afnor,
1973). Cela ne se justifie pas et, moyennant quelques précautions élémentaires. les flacons ordinaires en verre blanc à rodage normalisé conviennent
parfaitement (Bryan et al., 1976). Les bouchons à base conique ou biseautée
évitent tout risque de piegeage de bulle d'air. Le rodage ne doit en aucun cas
être graissé. On évitera d utiliser des flacons en verre brun : leur coloration masque celle de 1 iode et empêche la distinction entre précipité et particules dans les eaux turbides.
La contenance recommandée est de 100 à 150 ml. Un volume supérieur
n est pas nécessaire car le dosage doit être effectué dans le flacon lui-même.
Pour permettie 1 addition du titrant, il peut être nécessaire d'évacuer une partie
du volume, soit par pipettage, soit en utilisant un long bouchon plongeant
dans la solution (fig. V.2). selon Green et Carritt (1966) et Rual et Voituriez (1969). Le volume de chaque flacon, c’est-à-dire en fait le volume analysé,
doit être connu avec précision (§3.2.2). On prendra soin de ne jamais dissocier
un flacon de son bouchon, les deux étant identifiés de manière indélébile
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