POLLUANTS ORGANIQUES
le nombre d’isomères obtenus avec 1, 2, 3 et 4 carbones alkyls est respectivement de 4, 20. 64 et 178 ; en outre, les temps de rétention sont voisins et les
spectres de masse identiques.
La quantification des hydrocarbures individuels reste donc difficile et
d'un coût élevé, ce qui limite son application à quelques échantillons présélectionnés. En conséquence des mesures globales s’avèrent intéressantes en
routine.
La spectrométrie infrarouge, utilisée avec succès pour d’autres échantillons (eau, sédiment), ne donne pas satisfaction pour évaluer la contamination de la matière vivante en raison de l’importance et de la variété des substances interférentes.
— La spectrofluorimétrie permet d’apprécier globalement la teneur en
hydrocarbures aromatiques. C’est une méthode très sensible et peu sujette
aux interférences. Elle a déjà été reconnue au niveau international pour les
analyses d'eau de mer (Unesco, 1977). Elle ne fournit toutefois aucune information sur la nature des produits dosés. \
" 5X La méthode présentée, en associant chromatographie liquide haute performance (CLHP) pour la séparation des hydrocarbures aromatiques et
fluorimétrie pour leur détection spécifique, permet de pallier certaines lacunes
des méthodes précédentes. Elle permet d’estimer la totalité des hydrocarbures
polyaromatiques présents- et de caractériser la nature de la contamination
par un profil chromatographique caractéristiqueJOn obtient ainsi une première appréciation de nocivité puisque ce sont essentiellement les structures
à 4 et 5 cycles aromatiques qui sont la cause des effets cancérigènes.
1.
PRINCIPES DE LA MÉTHODE
L'analyse des hydrocarbures aromatiques dans la matière vivante est
réalisée en 3 étapes successives :
— Extraction des hydrocarbures de l’échantillon.
— Purification de l’extrait.
Analyse chromatographique des hydrocarbures aromatiques.
1.1. EXTRACTION DE L’ÉCHANTILLON
Le mode d'extraction et la nature des solvants sont étroitement liés à
la préparation de l'échantillon.
Pour extraire les hydrocarbures à partir d'échantillons humides, on doit
soit procéder à une saponification (Farrington et al., 1972; Giam et al.,
1976), soit utiliser des mélanges de solvants polaires et hydrophiles tels que
méthanol benzène, pentane/méthanol, pentane/acétone ou chloroforme/méthanol ( Youngblood et al., 1971 ; Clark et Blumer, 1967 ; Blumer et al., 1971 ;
Shaw. 1973 ; Ehrhardt, 1972 ; Burns et Teal, 1973 ; Michel, 1976 ; Mackie
et al., 1974). Par contre, l'extraction des hydrocarbures à partir d’échantillons
secs, à 1 aide d un extracteur Soxhlet, permet un excellent rendement même si
338
le nombre d’isomères obtenus avec 1, 2, 3 et 4 carbones alkyls est respectivement de 4, 20. 64 et 178 ; en outre, les temps de rétention sont voisins et les
spectres de masse identiques.
La quantification des hydrocarbures individuels reste donc difficile et
d'un coût élevé, ce qui limite son application à quelques échantillons présélectionnés. En conséquence des mesures globales s’avèrent intéressantes en
routine.
La spectrométrie infrarouge, utilisée avec succès pour d’autres échantillons (eau, sédiment), ne donne pas satisfaction pour évaluer la contamination de la matière vivante en raison de l’importance et de la variété des substances interférentes.
— La spectrofluorimétrie permet d’apprécier globalement la teneur en
hydrocarbures aromatiques. C’est une méthode très sensible et peu sujette
aux interférences. Elle a déjà été reconnue au niveau international pour les
analyses d'eau de mer (Unesco, 1977). Elle ne fournit toutefois aucune information sur la nature des produits dosés. \
" 5X La méthode présentée, en associant chromatographie liquide haute performance (CLHP) pour la séparation des hydrocarbures aromatiques et
fluorimétrie pour leur détection spécifique, permet de pallier certaines lacunes
des méthodes précédentes. Elle permet d’estimer la totalité des hydrocarbures
polyaromatiques présents- et de caractériser la nature de la contamination
par un profil chromatographique caractéristiqueJOn obtient ainsi une première appréciation de nocivité puisque ce sont essentiellement les structures
à 4 et 5 cycles aromatiques qui sont la cause des effets cancérigènes.
1.
PRINCIPES DE LA MÉTHODE
L'analyse des hydrocarbures aromatiques dans la matière vivante est
réalisée en 3 étapes successives :
— Extraction des hydrocarbures de l’échantillon.
— Purification de l’extrait.
Analyse chromatographique des hydrocarbures aromatiques.
1.1. EXTRACTION DE L’ÉCHANTILLON
Le mode d'extraction et la nature des solvants sont étroitement liés à
la préparation de l'échantillon.
Pour extraire les hydrocarbures à partir d'échantillons humides, on doit
soit procéder à une saponification (Farrington et al., 1972; Giam et al.,
1976), soit utiliser des mélanges de solvants polaires et hydrophiles tels que
méthanol benzène, pentane/méthanol, pentane/acétone ou chloroforme/méthanol ( Youngblood et al., 1971 ; Clark et Blumer, 1967 ; Blumer et al., 1971 ;
Shaw. 1973 ; Ehrhardt, 1972 ; Burns et Teal, 1973 ; Michel, 1976 ; Mackie
et al., 1974). Par contre, l'extraction des hydrocarbures à partir d’échantillons
secs, à 1 aide d un extracteur Soxhlet, permet un excellent rendement même si
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