GÉNÉRALITÉS
2,3. PERFECTIONNEMENT DES MODES OPÉRATOIRES
L’éventail des procédés d’extraction des substances organiques volatiles
et extractibles est très large et permet à l’analyste de faire un choix selon la
nature des composés recherchés et les seuils de détectabilité à atteindre.
Mais quel que soit le procédé choisi, le problème majeur est d’éviter
les contaminations accidentelles, liées aux matériaux utilisés, à la verrerie,
aux gaz, aux solvants. Ces difficultés sont surmontées depuis quelques années
par une plus grande maîtrise des modes opératoires, leur simplification et
leur miniaturisation. Trois exemples peuvent illustrer cette tendance générale.
La technique d’entraînement gazeux pour l’identification des substances
volatiles a été significativement améliorée par Grob et Zurcher (1976).
Les substances sont chassées de la phase aqueuse et entraînées par un courant
gazeux puis concentrée sur un micro-filtre en charbon actif de 1,5 mg. Les
substances piégées sont ensuite éluées par un micro-volume de sulfure de
carbone (15 à 20 pi) et une fraction de l’éluat est analysée par chromatographie.
Cette méthode, applicable à un échantillon de 1 à 3 1 d’eau, permet d’abaisser
les seuils de détectabilité au niveau du nanogramme par litre. On identifie
ainsi les hydrocarbures dont les températures d’ébullition sont comprises
entre 69 °C (hexane) et 316 °C (octadécane).
L’extraction liquide-liquide, jusqu’à ces dernières années, était pratiquée
avec un rapport volumétrique eau/solvant d’environ 10. La tendance actuelle
est à la micro-extraction, c’est-à-dire une extraction des substances organiques
(volatiles et extractibles) en utilisant un rapport eau/solvant égal ou supérieur à 100. Une discussion détaillée est présentée par Grob et al. (1975).
La pré-concentration des substances organiques sur un polymère poreux
tel que les résines amberlite XAD-2 et XAD-4 s’est heurtée à de nombreuses
difficultés : purification préalable de la résine, maîtrise des conditions opératoires. Les travaux de Junk et al. (1974 et 1976) ont permis de lever la plupart
de ces difficultés et sont considérés comme référence pour cette technique :
le traitement de la résine, sa conservation, les conditions opératoires, les
rendements de la méthode pour différentes classes de substances organiques
y sont largement décrits.
3. IDENTIFICATION PAR CHROMATOGRAPHIE EN PHASE GAZEUSE
Parallèlement au développement des procédés d’extraction des substances organiques, la chromatographie en phase gazeuse (CPG) s’est perfectionnée
au cours des dernières années par le développement de la technique chromatographique à haute résolution sur colonnes capillaires. La généralisation de cette
technique a été limitée par des contraintes nouvelles : étirage et traitement
du capillaire, montage dans le système chromatographique, maîtrise des
conditions opératoires. L’introduction des colonnes capillaires en silice
fondue, peu fragiles en comparaison de celles en verre, facilite la période
d apprentissage. La commercialisation des chromatographes en option capillaire est désormais générale et montre que cette technique n’est plus réserves
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