POLLUANTS ORGANIQUES
aux seuls laboratoires de recherche. Avec la technique des colonnes capillaires se sont également développés des éléments essentiels de la chromatographie : régulations thermique ou pneumatique, systèmes d’injection (« splitsplitless », « on column », injecteur solide), de détection et de traitement de
l’information. Toutefois, en raison de son plein développement, la chromatographie en phase gazeuse montre à présent ses limites par rapport à la complexité de l’analyse organique. Procédant par analogie (spécificité des détecteurs,
temps de rétention), elle ne peut apporter la preuve formelle de la nature d’une
substance chimique identifiée. Ceci pourrait être résolu, selon la complexité
du problème analytique, par le couplage avec la spectrométrie de masse.
HARMONISATION ANALYTIQUE, INTERCALIBRATION
Le développement des techniques d’analyse pour la mesure des polluants
organiques interdit toute tentative actuelle de standardisation des méthodes.
Le choix d’un protocole passe par une définition précise des objectifs, la mise à
jour des connaissances, un contact étroit avec des laboratoires expérimentés,...
Il peut toutefois s’établir un consensus scientifique sur un protocole analytique
donné : c’est le cas par exemple de la pré-concentration des substances organiques dans l'eau sur adsorbants (Junk et al., 1974 et 1976). L’analyste peut
également se conformer aux modes opératoires publiés par certains organismes officiels (epa, 1979 et 1980; unep, 1982; Unesco, 1977).
En tout état de cause, il est essentiel de pouvoir intercomparer ses propres résultats avec ceux obtenus par d’ autres laboratoires utilisant des protocoles analytiques analogues ou différents. Un effort certain a été réalisé
ces dernières années, tant au niveau national qu’international, pour organiser
des exercices d’intercalibration concernant la mesure des composés organochlorés et des hydrocarbures dans l’environnement. Il faut admettre que les
résultats sont parfois décevants, voire surprenants. Ils traduisent la complexité
de l'analyse organique et la nécessité de parvenir à une plus grande rigueur aussi
bien dans les procédés d’extraction que dans la technique chromatographique,
si 1 objectil vise l'identification des substances organiques. Participer à de
tels exercices ne devrait pas être ressenti par l’analyste comme une contrainte
mais plutôt comme une aide indispensable.
BIBLIOGRAPHIE
Afghan, B. K. and Mackay, D., 1980. Hydrocarbons and halogenated hydrocarbons in the aquatic environment. Plénum Press, New York, London; Environmental
Science Research 16, 588 p.
Chapman, P. M., Romberg, G. P. and Vigers, G. A., 1982. Design of monitoring
studies for priority pollutants. J. Water Pollut. Contr. Fed. 54 (3), 292-297.
Epa, 1979. Organic analyses using gas-chromatography/mass-spectrometry : a
techniques and procedure manual. Ann Arbor Sci. Publ. Inc.. Ann Arbor (MI), 242 p.
312
aux seuls laboratoires de recherche. Avec la technique des colonnes capillaires se sont également développés des éléments essentiels de la chromatographie : régulations thermique ou pneumatique, systèmes d’injection (« splitsplitless », « on column », injecteur solide), de détection et de traitement de
l’information. Toutefois, en raison de son plein développement, la chromatographie en phase gazeuse montre à présent ses limites par rapport à la complexité de l’analyse organique. Procédant par analogie (spécificité des détecteurs,
temps de rétention), elle ne peut apporter la preuve formelle de la nature d’une
substance chimique identifiée. Ceci pourrait être résolu, selon la complexité
du problème analytique, par le couplage avec la spectrométrie de masse.
HARMONISATION ANALYTIQUE, INTERCALIBRATION
Le développement des techniques d’analyse pour la mesure des polluants
organiques interdit toute tentative actuelle de standardisation des méthodes.
Le choix d’un protocole passe par une définition précise des objectifs, la mise à
jour des connaissances, un contact étroit avec des laboratoires expérimentés,...
Il peut toutefois s’établir un consensus scientifique sur un protocole analytique
donné : c’est le cas par exemple de la pré-concentration des substances organiques dans l'eau sur adsorbants (Junk et al., 1974 et 1976). L’analyste peut
également se conformer aux modes opératoires publiés par certains organismes officiels (epa, 1979 et 1980; unep, 1982; Unesco, 1977).
En tout état de cause, il est essentiel de pouvoir intercomparer ses propres résultats avec ceux obtenus par d’ autres laboratoires utilisant des protocoles analytiques analogues ou différents. Un effort certain a été réalisé
ces dernières années, tant au niveau national qu’international, pour organiser
des exercices d’intercalibration concernant la mesure des composés organochlorés et des hydrocarbures dans l’environnement. Il faut admettre que les
résultats sont parfois décevants, voire surprenants. Ils traduisent la complexité
de l'analyse organique et la nécessité de parvenir à une plus grande rigueur aussi
bien dans les procédés d’extraction que dans la technique chromatographique,
si 1 objectil vise l'identification des substances organiques. Participer à de
tels exercices ne devrait pas être ressenti par l’analyste comme une contrainte
mais plutôt comme une aide indispensable.
BIBLIOGRAPHIE
Afghan, B. K. and Mackay, D., 1980. Hydrocarbons and halogenated hydrocarbons in the aquatic environment. Plénum Press, New York, London; Environmental
Science Research 16, 588 p.
Chapman, P. M., Romberg, G. P. and Vigers, G. A., 1982. Design of monitoring
studies for priority pollutants. J. Water Pollut. Contr. Fed. 54 (3), 292-297.
Epa, 1979. Organic analyses using gas-chromatography/mass-spectrometry : a
techniques and procedure manual. Ann Arbor Sci. Publ. Inc.. Ann Arbor (MI), 242 p.
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