POLLUANTS ORGANIQUES
procéder à la mesure chromatographique. Sans se livrer à une compilation
exhaustive de toutes les méthodes décrites dans la littérature, on présentera
les principaux procédés utilisés.
2.1. CAS DES SUBSTANCES VOLATILES
L'injection directe d’une fraction aliquote de l’échantillon d’eau dans le
chromatographe est le procédé le plus simple. Ce système est utilisé pour
l'analyse des trihalométhanes. Les limites sont évidentes : injection uniquement sur colonnes remplies, faible sensibilité analytique.
L’extraction liquide-liquide par un solvant volatil (pentane, dichlorométhane, ...) permet d’isoler et d’identifier les substances organiques volatiles dont le point d’ébullition est supérieur à celui du solvant d’extraction.
Le procédé est simple, rapide, peu coûteux, mais trouve sa limite dans l’impossibilité de concentrer le solvant d’extraction. Toutefois la microextraction
(rapport volumétrique eau/solvant supérieur à 100) et l’utilisation de détecteurs chromatographiques très sensibles (capture d’électrons) permettent
d’abaisser les seuils de détectabilité au niveau 1-10 ng.l”1. Certains auteurs
ont préconisé l’extraction par un solvant peu volatil (hexadécane), permettant
ainsi l’identification chromatographique de substances qui seraient masquées
par le pic d’un solvant volatil. Le procédé n’a pas fait l’objet d’un développement significatif, sans doute à cause de la difficulté d’obtenir un solvant peu
volatil « chromatographiquement pur ».
Le partage gaz-eau (« static headspace ») est un procédé statique basé
sur le principe de la loi de Henry, qui consiste à transférer une partie des
substances volatiles dissoutes dans l’eau vers la phase gazeuse. Ce partage
est réalisé dans un flacon hermétiquement clos, l’analyse chromatographique
est ensuite pratiquée sur un prélèvement gazeux.
L'entraînement gazeux (« dynamic headspace », « purge and trap ») est
basé sur le même principe que précédemment, à la différence que les substances
organiques volatiles sont chassées de la phase aqueuse par bullage d’un gaz
généralement inerte (hélium, azote), entraînées par le courant gazeux et
piégées sur un adsorbant solide (Tenax, charbon actif, ...). L’avantage essentiel est de pouvoir concentrer les substances recherchées et ainsi de descendre
les seuils de détectabilité. Les composés piégés peuvent être récupérés par
élution par un solvant organique ou désorbés thermiquement sous courant
gazeux et entraînés en totalité vers le système chromatographique par l’intermédiaire de micro-vannes d’injection.
2.2. CAS DES SUBSTANCES EXTRACTIBLES
L extraction liquide-liquide est le procédé le plus courant. Il permet en
ajustant le pH de l'échantillon d’extraire successivement les substances organiques à caractère acide, neutre et basique.
La pré-concentration sur adsorbant solide (résines amberlite XAD)
permet de traiter de grands volumes d’eau et de rechercher des substances à
1 état de traces. Les composés piégés sont ensuite élués par un solvant (éther,
dichlorométhane,...) qui est concentré par évaporation avant l’analyse
chromatographique.
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procéder à la mesure chromatographique. Sans se livrer à une compilation
exhaustive de toutes les méthodes décrites dans la littérature, on présentera
les principaux procédés utilisés.
2.1. CAS DES SUBSTANCES VOLATILES
L'injection directe d’une fraction aliquote de l’échantillon d’eau dans le
chromatographe est le procédé le plus simple. Ce système est utilisé pour
l'analyse des trihalométhanes. Les limites sont évidentes : injection uniquement sur colonnes remplies, faible sensibilité analytique.
L’extraction liquide-liquide par un solvant volatil (pentane, dichlorométhane, ...) permet d’isoler et d’identifier les substances organiques volatiles dont le point d’ébullition est supérieur à celui du solvant d’extraction.
Le procédé est simple, rapide, peu coûteux, mais trouve sa limite dans l’impossibilité de concentrer le solvant d’extraction. Toutefois la microextraction
(rapport volumétrique eau/solvant supérieur à 100) et l’utilisation de détecteurs chromatographiques très sensibles (capture d’électrons) permettent
d’abaisser les seuils de détectabilité au niveau 1-10 ng.l”1. Certains auteurs
ont préconisé l’extraction par un solvant peu volatil (hexadécane), permettant
ainsi l’identification chromatographique de substances qui seraient masquées
par le pic d’un solvant volatil. Le procédé n’a pas fait l’objet d’un développement significatif, sans doute à cause de la difficulté d’obtenir un solvant peu
volatil « chromatographiquement pur ».
Le partage gaz-eau (« static headspace ») est un procédé statique basé
sur le principe de la loi de Henry, qui consiste à transférer une partie des
substances volatiles dissoutes dans l’eau vers la phase gazeuse. Ce partage
est réalisé dans un flacon hermétiquement clos, l’analyse chromatographique
est ensuite pratiquée sur un prélèvement gazeux.
L'entraînement gazeux (« dynamic headspace », « purge and trap ») est
basé sur le même principe que précédemment, à la différence que les substances
organiques volatiles sont chassées de la phase aqueuse par bullage d’un gaz
généralement inerte (hélium, azote), entraînées par le courant gazeux et
piégées sur un adsorbant solide (Tenax, charbon actif, ...). L’avantage essentiel est de pouvoir concentrer les substances recherchées et ainsi de descendre
les seuils de détectabilité. Les composés piégés peuvent être récupérés par
élution par un solvant organique ou désorbés thermiquement sous courant
gazeux et entraînés en totalité vers le système chromatographique par l’intermédiaire de micro-vannes d’injection.
2.2. CAS DES SUBSTANCES EXTRACTIBLES
L extraction liquide-liquide est le procédé le plus courant. Il permet en
ajustant le pH de l'échantillon d’extraire successivement les substances organiques à caractère acide, neutre et basique.
La pré-concentration sur adsorbant solide (résines amberlite XAD)
permet de traiter de grands volumes d’eau et de rechercher des substances à
1 état de traces. Les composés piégés sont ensuite élués par un solvant (éther,
dichlorométhane,...) qui est concentré par évaporation avant l’analyse
chromatographique.
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