MERCURE, AUTRES MÉTAUX-AA (SÉDIMENTS)
Ion se pulvérise très facilement à la spatule dans une coupelle et peut être
tamisé sur tamis en inox standard, de préférence à l’aide d’une machine à
tamiser.
Le tamisage en voie humide entraîne des risques de contamination et de
désorption plus importants mais qui peuvent être facilement réduits. La
contamination est moindre en utilisant des tamis en nylon (fig. XXIV. 1).
Les risques de pertes par désorption sont minimisés en tamisant la quantité
juste suffisante de sédiment avec le minimum d’eau, l’ensemble eau plus sédiment étant ensuite séché à l’étuve.
Fig. XXIV. 1. — Modèle simple de tamis réalisé avec un pot de polystyrène et une toile
de nylon calibrée à 63 pm. Ce tamis, de petite taille, est surtout utilisable pour les sédiments
comportant une forte proportion de particules fines.
1.4. DIGESTION
Le mode de digestion dépend du but de l’analyse : on cherche à mesurer
soit la totalité du métal, soit une partie du métal de façon sélective.
Les attaques sélectives (ou ménagées) visent à déterminer la part biodisponible du métal (Loring, 1981) ou à approfondir la connaissance des liaisons
métal-sédiment, le choix du réactif définissant la nature supposée de la liaison (Fôrstner, et al., 1979; Teissier, et al., 1979). Ainsi on trouve autant
de résultats que de réactifs utilisés.
La mesure du métal total doit donner, de fait, un seul résultat pour chaque
sédiment. Elle met en œuvre en principe une digestion qui fait intervenir
1 acide fluorhydrique pour dissoudre complètement le minéral. Toutefois
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