POLLUANTS MINÉRAUX
b/. PRINCIPES DE LA MÉTHODE
Pour la détermination des concentrations en métaux traces, il existe
de nombreuses variantes à tout stade du protocole analytique d’un sédiment,
comme le montrent les synthèses de De Groot et Zschuppe '981) et Robbe
(1981). A chacun de ces stades, un choix peut être effectué.
Pour obtenir des résultats comparables entre échantillons provenant
d’un même site ou de sites différents, il semble nécessaire de préconiser un
mode opératoire unique applicable par tous les laboratoires et permettant
d’évaluer le degré de pollution.
1.1. SÉCHAGE
Le séchage peut être réalisé par lyophilisation/ou à_l’étuve, en fonction
du mode de fractionnement. Le séchage à 1‘ 'étuveproscrit absolument la
possibilité d’un tamisage ultérieur. Il est généralement recommandé de ne
pas dépasser 40-50 °C pour éviter les pertes en mercure, quoique ce point soit
encore contesté, et que la température de 105 °C soit couramment adoptée
(Robbe, 1981).
1.2. CHOIX DE LA FRACTION ANALYSÉE
L’analyse peut se faire sur la totalité du sédiment, mais dans la majorité
des méthodes utilisées, elle porte sur une fraction granulométrique du sédiment. En effet, l’analyse de la totalité du sédiment, si elle simplifie les manipulations, a l’inconvénient de donner des résultats qui ne sont pas directement
comparables : ils nécessitent une normalisation par rapport à un autre paramètre caractérisant le sédiment (granulométrie, concentration en fer, en aluminium, en quartz, etc.).
L’analyse d’une fraction granulométrique permet d’atténuer l’obstacle
principal que constituent les variations de composition dues aux variations
granulométriques. Dans une certaine mesure, les résultats sont alors directement comparables. Toutefois, il faut définir la fraction granulométrique
optimale : il semble préférable de choisir la coupure à 63 pm, c’est-à-dire de
faire l’analyse sur la totalité de la fraction du sédiment qui passe à travers
un tamis de cette ouverture de maille. Elle représente en effet une coupure
sédimentologique traditionnelle entre les sables d’une part et la vase (argile
et silts) d'autre part, c’est-à-dire les particules les plus fines. Par tamisage, c est
en général la traction la plus fine qui puisse être séparée aisément.
1.3. TAMISAGE
Deux modes de tamisage sont possibles : en voie sèche et en voie humide.
Le tamisage en voie sèche ne peut pas s’appliquer à un échantillon séché
à 1 étuve, car le broyage nécessaire ne restitue pas la granulométrie initiale .
/ échantillon doit être lyophilisé. Dans ce cas, les modifications minimes de
structure dues à la congélation n’ont pas d’influence notable sur le résultat
de 1 analyse de la fraction isolée après le tamisage à 63 pm. En outre, l’échantil286
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