MERCURE, AUTRES MÉTAUX-AA (SÉDIMENTS)
CHAPITRE XXIV
DOSAGE DU MERCURE ET D’AUTRES MÉTAUX
(Pb, Zn, Cu, Cd, Co, Ni, Cr, Mn)
DANS LES SÉDIMENTS MARINS
PAR ABSORPTION ATOMIQUE
J. L. CHARLOU, M JO ANN Y
Les particules en suspension entraînent, lors de leur sédimentation
sur le fond, les traces métalliques présentes dans le milieu aqueux, par adsorption, complexation, co-précipitation, etc. L’analyse des sédiments ainsi
déposés permet donc de connaître l’état de pollution d’un site et constitue
un élément essentiel pour les programmes de surveillance, notamment ceux
qui concernent les immersions en mer de déchets solides (Eagle et al., 1978 ;
Walton, 1978).
Dans la phase sédimentaire, les éléments métalliques peuvent faire partie
intégrante des minéraux constitutifs ou être « adsorbés » à la surface des
grains, soit par phénomène de sorption pure, soit par l’intermédiaire d’hydroxydes ou de matières organiques.
Dans une même zone géographique la granulométrie du sédiment peut
être très variable, de la vase fine au sable grossier ; les traces métalliques se
retrouvent surtout dans les particules les plus fines.
Dans le cas de l’étude de l’impact possible des éléments métalliques sur
la faune et la flore, c’est la partie biodisponible de ces éléments qui serait à
considérer, souvent assimilée à la partie « adsorbée ».
Les modes opératoires pour l’analyse des traces sont différents suivant
que l’on vise l’analyse du métal total ou seulement « adsorbé ». L’analyse d'un
sédiment pour une détermination du métal total peut être facilement exécutée
par spectrométrie de fluorescence X, tandis que dans le cas de l’application
des méthodes spectrophotométriques, elle implique une digestion totale de
l’échantillon. Pour la détermination du métal « adsorbé », la digestion doit
rester partielle pour ne pas attaquer la structure minéralogique.
Dans la gamme des concentrations observées dans les sédiments estuariens riches en argiles et en matières organiques, les techniques spectrophotométriques d’absorption atomique occupent une place de choix. Toutefois
d autres méthodes sont également applicables, telles que la spectrométrie
démission de flamme, la spectrophotométrie d’absorption moléculaire, la
polarographie, la spectrographie d’émission (arc ou étincelle), la spectrométrie
de fluorescence X. Ces techniques ne remplissent pas toujours certaines conditions comme la multiplicité des dosages, la simplicité du mode opératoire, la
précision, la sensibilité et la rapidité d’exécution.
285
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DOSAGE DU MERCURE ET D’AUTRES MÉTAUX
(Pb, Zn, Cu, Cd, Co, Ni, Cr, Mn)
DANS LES SÉDIMENTS MARINS
PAR ABSORPTION ATOMIQUE
J. L. CHARLOU, M JO ANN Y
Les particules en suspension entraînent, lors de leur sédimentation
sur le fond, les traces métalliques présentes dans le milieu aqueux, par adsorption, complexation, co-précipitation, etc. L’analyse des sédiments ainsi
déposés permet donc de connaître l’état de pollution d’un site et constitue
un élément essentiel pour les programmes de surveillance, notamment ceux
qui concernent les immersions en mer de déchets solides (Eagle et al., 1978 ;
Walton, 1978).
Dans la phase sédimentaire, les éléments métalliques peuvent faire partie
intégrante des minéraux constitutifs ou être « adsorbés » à la surface des
grains, soit par phénomène de sorption pure, soit par l’intermédiaire d’hydroxydes ou de matières organiques.
Dans une même zone géographique la granulométrie du sédiment peut
être très variable, de la vase fine au sable grossier ; les traces métalliques se
retrouvent surtout dans les particules les plus fines.
Dans le cas de l’étude de l’impact possible des éléments métalliques sur
la faune et la flore, c’est la partie biodisponible de ces éléments qui serait à
considérer, souvent assimilée à la partie « adsorbée ».
Les modes opératoires pour l’analyse des traces sont différents suivant
que l’on vise l’analyse du métal total ou seulement « adsorbé ». L’analyse d'un
sédiment pour une détermination du métal total peut être facilement exécutée
par spectrométrie de fluorescence X, tandis que dans le cas de l’application
des méthodes spectrophotométriques, elle implique une digestion totale de
l’échantillon. Pour la détermination du métal « adsorbé », la digestion doit
rester partielle pour ne pas attaquer la structure minéralogique.
Dans la gamme des concentrations observées dans les sédiments estuariens riches en argiles et en matières organiques, les techniques spectrophotométriques d’absorption atomique occupent une place de choix. Toutefois
d autres méthodes sont également applicables, telles que la spectrométrie
démission de flamme, la spectrophotométrie d’absorption moléculaire, la
polarographie, la spectrographie d’émission (arc ou étincelle), la spectrométrie
de fluorescence X. Ces techniques ne remplissent pas toujours certaines conditions comme la multiplicité des dosages, la simplicité du mode opératoire, la
précision, la sensibilité et la rapidité d’exécution.
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