POLLUANTS MINÉRAUX
La polarographie à impulsions a permis de s’affranchir des limitations
de la polarographie classique. Son principe consiste à appliquer à une électrode
un signal de tension de forme rectangulaire (impulsion) ; le courant résultant
est formé de deux composantes dont l’une dépend essentiellement de la réaction électrochimique considérée (composante faradique), et l’autre de la
charge de la capacité de double couche, indépendante des espèces à analyser
(composante capacitive).
L’utilisation de circuits électroniques appropriés permet de ne mesurer
que la composante faradique ; on obtient ainsi des pics dont la position est
caractéristique d’une espèce présente en solution, et la hauteur proportionnelle
à la concentration en cette espèce.
La redissolution anodique (ASV) est principalement utilisée pour la
détermination quantitative des traces de cations dont le métal peut former un
amalgame avec le mercure.
La technique consiste à utiliser une électrode à goutte de mercure pendante (électrode de Kemula). On effectue pendant un temps déterminé, et sous
agitation, une pré-électrolyse à un potentiel suffisamment négatif pour qu’il
y ait réduction des cations présents dans la solution. Une fois la pré-électrolyse terminée, on laisse reposer la solution, puis les métaux déposés sont redissous par oxydation en utilisant la technique impulsionnelle (impulsions
carrées).
La méthode des ajouts dosés, appliquée ici, permet de s’affranchir des
variations du milieu d’un échantillon à l’autre, variations qui seraient à l’origine
d’une fluctuation de la réponse pour des conditions opératoires définies.
1.2. PRÉ-ÉLECTROLYSE
Elle est effectuée à potentiel constant. Le régime étant stationnaire et les
variations de concentration pendant l’électrolyse étant faibles, le courant
correspondant est constant. A la surface du mercure, il se produit une réaction
du cation sous forme d’amalgame :
Mn+ + Hg + ne"
M(Hg).
On peut montrer que la quantité de métal déposé est proportionnelle
à la concentration de l’élément en solution.
La quantité de métal déposé en fin d’électrolyse est :
It
kCSt
m = —- =-----nF nF
avec :
. 1 : courant d’électrolyse, I = kCS,
. k : facteur de proportionnalité,
. C . concentration de l’espèce électro-active,
• S : surface de goutte,
. t : temps d’électrolyse,
. n . nombre d électrons entrant en réaction à l’électrode,
. F . constante de Faraday (96500 coulombs par mole).
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