PRÉLÈVEMENT, PRÉ-TRAITEMENT
I
2. SÉDIMENTS MARINS
M. JOANNY
2.1. STRATÉGIE DE PRÉLÈVEMENT
Les problèmes essentiels que pose l’étude du sédiment ont pour origine
son caractère fondamentalement hétérogène :
hétérogénéité spatiale aussi bien dans le sens horizontal (géographique)
que vertical (historique),
hétérogénéité interne par sa constitution en particules de taille et
de nature diverses, environnées d’une quantité variable d’eau plus ou moins
liée.
La première détermine directement la stratégie du prélèvement, tandis
que la seconde influe surtout sur l’échantillonnage selon le conditionnement,
la conservation, le mode de traitement ultérieur et la méthode d’analyse
choisie.
Ainsi, en matière de prélèvement, une distinction s’impose entre les
zones littorales où les apports sédimentaires telluriques sont importants
mais distribués inégalement et souvent remaniés au gré des courants de
marée et de houle, et les zones plus au large où un hydrodynamisme faible
va créer des étendues homogènes de sédiment fin, surtout d’origine océanique.
Dans le premier cas la maille d'échantillonnage devra être serrée dans une
optique nécessairement géographique, par exemple pour définir l’extension
de l'influence des apports d’un fleuve. Dans le second cas, les conditions
sont favorables pour l'étude de l’histoire du sédiment car le dépôt s’est effectué
de façon régulière dans le temps, et l’échantillonnage peut se faire sur des
prélèvements isolés.
Par ailleurs, les prélèvements de sédiment dont il est question dans cet
ouvrage n ont pas pour objectif une étude sédimentologique à l’échelle du
million d années : il s’agit d'étudier des dépôts contemporains, datant au
plus d une ou deux centaines d'années.. Parmi ces sédiments, tous les faciès
ne sont pas également intéressants, comme ils pourraient l’être pour des
études de transits sédimentaires littoraux.
En pratique, pour une couverture géographique satisfaisante du sédiment
superficiel en zone littorale, le choix d'un maillage de stations s’opère de la
façon suivante :
Définition des limites de la zone d’étude.
Implantation d un maillage arbitraire comportant 5 à 15 stations pour
1 (X) km , ce nombre doit augmenter avec la complexité morphologique de
la zone.
Ajustement des stations en fonction des données sédimentologiques
disponibles pour les rapprocher de faciès plus vaseux ou éliminer les stations
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