SÉDIMENTS
inutiles (sables grossiers, graviers). En l’absence de données sédimentologiques, l'ajustement se fait après estimation des conditions hydrodynamiques
locales en fonction de la morphologie des fonds (cuvettes, passages resserrés,
pentes, ...). Il est naturellement complété sur le terrain par le résultat des
tentatives de prélèvements dans le voisinage d'une station infructueuse
v Le maillage ainsi défini peut être notablement modifié pour l’étude
d’un estuaire resserré (ria, fjord, ...) ou d’un rejet ponctuel. Les stations
sont alors choisies sur des profils en long ou sur des radiales autour du rejet.
En général, la distance entre deux stations consécutives augmente de l’amont
vers l’aval ou avec l’éloignement du rejet.
par une estimation des vitesses de sédimentation. En effet, un échantillonnage
de 3 cm d’épaisseur de sédiment superficiel peut représenter une période de
moins de 3 ans à plus de 60 ans selon que l’on se trouve dans l’estuaire d'un
grand fleuve ou au large. Néanmoins, la mesure des vitesses de sédimentation comporte de nombreuses difficultés et n’entre pas dans le cadre de cet
,
ouvrage. Dans la plupart des cas, on utilise la datation des carottes pour
laquelle il faut noter les problèmes de 'bioturbâtion.
2.2. ÉQUIPEMENT DU BATEAU
En général, on peut considérer que le bateau est équipé lorsqu'il possède
un système de positionnement et un moyen de levage adapté au matériel
de prélèvement. L’un comme l’autre vont dépendre de la zone et de l’horizonx
sédimentaire étudié (tableau 1.2) et par conséquent de la taille du bateau
lui-même.
Le travail au large permet l’utilisation de moyens lourds sur des navires
équipés de portique ou mât de charge. Le positionnement est alors toujours
précis : alignements, radar, Decca ou systèmes de navigation hauturière.
Les difficultés augmentent avec la diminution de la profondeur et il
faut avoir recours à des matériels plus légers manipulés directement à la
main ou à l’aide de treuils à main. Dans les mers à marée, il est parfois plus
aisé de prélever sur l’estran découvert aux plus basses mers. Mais le déplacement et le positionnement n’y sont pas toujours aisés et nécessitent des véhicules et équipement spéciaux.
2.3. MOYENS DE PRÉLÈVEMENT
Le cadre général d’utilisation des différents moyens et matériels est
résumé dans le tableau 1.2. La limite entre les zones géographiques présentées dépend des conditions locales.
2.3.1. Spatules
Le terme « spatule » recouvre en fait tout type d'instrument qui permet
de procéder à l’échantillonnage du sédiment en place ou prélevé : racloir,
couteau, cuiller ou spatule de laboratoire. On doit s'assurer qu'elle ne risque
pas de contaminer l’échantillon, et en particulier qu'elle présente un bon
état de surface. Elle peut donc être indifféremment en bois, corne, polyéthy29
inutiles (sables grossiers, graviers). En l’absence de données sédimentologiques, l'ajustement se fait après estimation des conditions hydrodynamiques
locales en fonction de la morphologie des fonds (cuvettes, passages resserrés,
pentes, ...). Il est naturellement complété sur le terrain par le résultat des
tentatives de prélèvements dans le voisinage d'une station infructueuse
v Le maillage ainsi défini peut être notablement modifié pour l’étude
d’un estuaire resserré (ria, fjord, ...) ou d’un rejet ponctuel. Les stations
sont alors choisies sur des profils en long ou sur des radiales autour du rejet.
En général, la distance entre deux stations consécutives augmente de l’amont
vers l’aval ou avec l’éloignement du rejet.
de 3 cm d’épaisseur de sédiment superficiel peut représenter une période de
moins de 3 ans à plus de 60 ans selon que l’on se trouve dans l’estuaire d'un
grand fleuve ou au large. Néanmoins, la mesure des vitesses de sédimentation comporte de nombreuses difficultés et n’entre pas dans le cadre de cet
,
ouvrage. Dans la plupart des cas, on utilise la datation des carottes pour
laquelle il faut noter les problèmes de 'bioturbâtion.
2.2. ÉQUIPEMENT DU BATEAU
En général, on peut considérer que le bateau est équipé lorsqu'il possède
un système de positionnement et un moyen de levage adapté au matériel
de prélèvement. L’un comme l’autre vont dépendre de la zone et de l’horizonx
sédimentaire étudié (tableau 1.2) et par conséquent de la taille du bateau
lui-même.
Le travail au large permet l’utilisation de moyens lourds sur des navires
équipés de portique ou mât de charge. Le positionnement est alors toujours
précis : alignements, radar, Decca ou systèmes de navigation hauturière.
Les difficultés augmentent avec la diminution de la profondeur et il
faut avoir recours à des matériels plus légers manipulés directement à la
main ou à l’aide de treuils à main. Dans les mers à marée, il est parfois plus
aisé de prélever sur l’estran découvert aux plus basses mers. Mais le déplacement et le positionnement n’y sont pas toujours aisés et nécessitent des véhicules et équipement spéciaux.
2.3. MOYENS DE PRÉLÈVEMENT
Le cadre général d’utilisation des différents moyens et matériels est
résumé dans le tableau 1.2. La limite entre les zones géographiques présentées dépend des conditions locales.
2.3.1. Spatules
Le terme « spatule » recouvre en fait tout type d'instrument qui permet
de procéder à l’échantillonnage du sédiment en place ou prélevé : racloir,
couteau, cuiller ou spatule de laboratoire. On doit s'assurer qu'elle ne risque
pas de contaminer l’échantillon, et en particulier qu'elle présente un bon
état de surface. Elle peut donc être indifféremment en bois, corne, polyéthy29
