généralités
2.4. CONTAMINATION D’ORIGINE HUMAINE
L’analyste lui-même est en partie responsable de la contamination des
échantillons, matériaux et réactifs, tant par son habileté opératoire que par
contact physique, direct et indirect avec le matériel à analyser.
Les précautions énumérées (Murphy, 1976 ; Patterson et Settle, 1976b ;
Gardner, 1979) vont du port d’équipements appropriés (gants, chaussures,
coiffures et vêtements spéciaux), à la suppression de sources localisées de
contamination (maquillage, bijoux) et au respect de règles d’hygiène et d’état
de santé compatibles avec le travail en laboratoire propre (ongles, barbe,
maladie de peau, rhume, tabagisme, ...).
Au-delà de leur finalité immédiate, l’ensemble de ces prescriptions contribue à créer un réflexe de blanc chez l’analyste et à dissuader le personnel
étranger au laboratoire d’intervenir sur le bon déroulement des opérations.
Sur ce point encore,, la comparaison des conditions de travail à terre
et en mer s’impose.
Il est d’abord indispensable de rappeler que l’échantillonnage doit être
effectué par l’analyste lui-même, ou à défaut par une personne de compétence
équivalente, pour apprécier justement l’ensemble des risques de contamination en mer, prendre la décision de répéter les opérations jugées douteuses
et limiter autant que possible les entorses inévitables aux règles de l’art. Encore
faut-il que l’état de la mer permette à l’analyste de disposer de tous ses moyens
physiques et mentaux.
Même si l’opérateur dispose d’une zone de travail réservée, il est beaucoup plus dépendant qu’à terre de l’environnement humain extérieur : l’habileté du treuilliste, les qualités manœuvrières de l’homme de quart à la passerelle contribuent directement à la bonne exécution des travaux de prélèvement. Au contraire, certaines activités usuelles à la mer, telles que travaux
de peinture, piquage de la rouille, rejets d’ordures à la mer, ... doivent être
formellement proscrites durant les opérations de prélèvement.
2.5. CONSÉQUENCES DES CONTAMINATIONS
Le dénombrement des sources de contamination fait clairement ressortir
la disproportion des risques de contamination à terre et en mer. La variabilité
du blanc d’échantillonnage est supérieure d’un ou de plusieurs ordres de grandeur
à celle du travail analytique proprement dit. La détermination expérimentale
du blanc d'échantillonnage, par prélèvements répétés, exige en principe des
moyens importants (mise à l’essai de plusieurs câbles, d'échantillonneurs
variés,...) et un temps considérable de travail en mer. De plus, si de tels essais
étaient possibles, ils ne seraient sans doute effectués que très occasionnellement.
A ce jour, une telle opération n’a été tentée qu'une seule fois à grande
échelle, sous l’action conjointe des Nations Unies, de I’unesco et de l’Organisation Météorologique Mondiale (toc, 1982). Compte tenu des moyens investis
dans des opérations de cet ordre, les règles de conduite énoncées plus haut
ne représentent que des exigences minimales, à satisfaire impérativement, et
ne sauraient suffire, seules, à assurer le succès d’une telle intercalibration.
221
2.4. CONTAMINATION D’ORIGINE HUMAINE
L’analyste lui-même est en partie responsable de la contamination des
échantillons, matériaux et réactifs, tant par son habileté opératoire que par
contact physique, direct et indirect avec le matériel à analyser.
Les précautions énumérées (Murphy, 1976 ; Patterson et Settle, 1976b ;
Gardner, 1979) vont du port d’équipements appropriés (gants, chaussures,
coiffures et vêtements spéciaux), à la suppression de sources localisées de
contamination (maquillage, bijoux) et au respect de règles d’hygiène et d’état
de santé compatibles avec le travail en laboratoire propre (ongles, barbe,
maladie de peau, rhume, tabagisme, ...).
Au-delà de leur finalité immédiate, l’ensemble de ces prescriptions contribue à créer un réflexe de blanc chez l’analyste et à dissuader le personnel
étranger au laboratoire d’intervenir sur le bon déroulement des opérations.
Sur ce point encore,, la comparaison des conditions de travail à terre
et en mer s’impose.
Il est d’abord indispensable de rappeler que l’échantillonnage doit être
effectué par l’analyste lui-même, ou à défaut par une personne de compétence
équivalente, pour apprécier justement l’ensemble des risques de contamination en mer, prendre la décision de répéter les opérations jugées douteuses
et limiter autant que possible les entorses inévitables aux règles de l’art. Encore
faut-il que l’état de la mer permette à l’analyste de disposer de tous ses moyens
physiques et mentaux.
Même si l’opérateur dispose d’une zone de travail réservée, il est beaucoup plus dépendant qu’à terre de l’environnement humain extérieur : l’habileté du treuilliste, les qualités manœuvrières de l’homme de quart à la passerelle contribuent directement à la bonne exécution des travaux de prélèvement. Au contraire, certaines activités usuelles à la mer, telles que travaux
de peinture, piquage de la rouille, rejets d’ordures à la mer, ... doivent être
formellement proscrites durant les opérations de prélèvement.
2.5. CONSÉQUENCES DES CONTAMINATIONS
Le dénombrement des sources de contamination fait clairement ressortir
la disproportion des risques de contamination à terre et en mer. La variabilité
du blanc d’échantillonnage est supérieure d’un ou de plusieurs ordres de grandeur
à celle du travail analytique proprement dit. La détermination expérimentale
du blanc d'échantillonnage, par prélèvements répétés, exige en principe des
moyens importants (mise à l’essai de plusieurs câbles, d'échantillonneurs
variés,...) et un temps considérable de travail en mer. De plus, si de tels essais
étaient possibles, ils ne seraient sans doute effectués que très occasionnellement.
A ce jour, une telle opération n’a été tentée qu'une seule fois à grande
échelle, sous l’action conjointe des Nations Unies, de I’unesco et de l’Organisation Météorologique Mondiale (toc, 1982). Compte tenu des moyens investis
dans des opérations de cet ordre, les règles de conduite énoncées plus haut
ne représentent que des exigences minimales, à satisfaire impérativement, et
ne sauraient suffire, seules, à assurer le succès d’une telle intercalibration.
221
