GÉNÉRALITÉS
aptitude à donner, au contact de l’eau de mer et des réactifs, la plus faible
contamination possible : polymères fluorés (Téflon et dérivés : PTFE, FEP,
PFA...), quartz, polyéthylène linéaire ou ramifié, ...
En règle générale, des progrès notables ont été effectués dès lors qu'apparaissait un choix possible entre des matériaux différents. Ainsi, l’apparition d’ampoules d’extraction en FEP a permis de réduire les contaminations
inhérentes au pyrex, les micropipettes à embouts amovibles ont rapidement
supplanté la verrerie jaugée, la facilité d’emploi des balances actuelles permet
d’éviter l’emploi d’éprouvettes et fioles jaugées pour mesurer les quantités
prélevées, les appareils de filtration en matériaux de synthèse sont moins
fragiles et moins contaminants que ceux en verre, ...
Ces essais comparés sont complétés par la définition d’un protocole
approprié pour décontaminer et conserver ces matériaux. Plus les niveaux
de contamination admissibles sont faibles, plus ces opérations sont critiques
(Patterson et Settle, 1976b).
En définitive, l’opérateur doit pouvoir déterminer la valeur moyenne
et la variabilité du blanc propre aux matériaux employés. Comme, du point
de vue de l’homogénéité, plusieurs flacons sont entre eux plus dissemblables
que ne le sont des aliquotes d’un même réactif, la variabilité du blanc des matériaux est nettement plus apparente que celle des réactifs.
Pour le travail en mer, la qualité des matériaux mis en œuvre est souvent
imposée, ou difficilement substituable : coque du navire, câble en acier galvanisé, lest en plomb, messagers en bronze contribuent à contaminer l’eau
en cuivre, zinc et plomb. Si les contraintes maritimes ou mécaniques sont
primordiales, on peut toutefois améliorer ces points en utilisant un câble
plastifié, en acier inoxydable ou en Kevlar, un lest plastifié, en effectuant
les prélèvements de surface à partir d'une embarcation légère hors de la zone
contaminée par le navire, ...
En ce qui concerne les bouteilles de prélèvement, rares sont les laboratoires susceptibles de réaliser eux-mêmes un échantillonneur spécifiquement
conçu pour l’analyse de métaux en traces. Aussi la solution générale consiste
à utiliser du matériel commercialisé à cette fin et à modifier les composants
qui se sont révélés, ou qui sont réputés, critiques : mise en place de joints en
silicone ou en viton, remplacement des tendeurs en caoutchouc par des ressorts téflonnés, des robinets de prise d’eau et d’air en nylon par des copies
en téflon, dépôt d’un film de téflon sur le corps de la bouteille et les messagers, ... Schaule et Patterson (1980) ont mis en évidence la nécessité de
ces modifications pour le dosage du plomb : l’emploi des bouteilles general
oceanics Niskin serait formellement déconseillé (concentration des échantillons cent à mille fois supérieures aux valeurs « vraies »). Des essais comparés sur d’autres dispositifs de prélèvement ont donné des valeurs deux à vingt
fois plus élevées que celles obtenues avec un échantillonneur spécifiquement
conçu pour le dosage du plomb.
D'autres résultats sont plus contradictoires, ainsi les bouteilles hydrobios seraient les plus appropriées pour le dosage du mercure, mais plus contaminantes en cuivre, cadmium et nickel que les bouteilles general oceanics
GO-FLO. Ce dernier point illustre la difficulté fondamentale à trouver une
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