POLLUANTS MINÉRAUX
Tableau XVIII. 1
Métaux dans l’eau de distribution urbaine ( Villefranche-sur-Mer)
Métal
Concentration (qg.l J)
Zinc
Cuivre
Cadmium
Plomb
Mercure
70-120
1-2
< 0,2
< 0,5
< 0.005
Compte tenu des aléas de distribution, il est absolument exclu d’utiliser
directement cette eau à des fins analytiques (sauf pour le dosage du mercure
— voir chapitre XIX — où cet essai est effectué systématiquement). Mais
ce contrôle permet de préciser, pour chaque élément, le degré nécessaire de
purification ultérieure. Cette eau est déminéralisée par permutation ou par
distillation et, si besoin, affinée par distillation sur quartz ou par déminéralisation sur Milli-Q (millipore) ou appareil similaire. Le contrôle nécessaire
de la qualité de l’eau à chaque stade de purification contribue à définir le
protocole à suivre pour atteindre les meilleures spécifications. Ainsi, par
exemple, un appareil Milli-Q, alimenté par une eau permutée contenant
moins de 50 ng.l-1 de zinc peut délivrer, en début d’opération, une eau à
200 ng.l 1 (contamination attribuée à la filtration finale). Il faut donc s’imposer de purger l’appareil avant chaque utilisation pour obtenir une teneur
en zinc de 10 + 10 ng.l-1.
Pour les acides, il existe des produits commercialisés de très haute pureté
en métaux (ou pour certains métaux seulement) qui répondent aux besoins
analytiques actuels (teneur certifiée inférieure à 2 ou 5 ng.ml-1). Les laboratoires les plus exigeants effectuent une distillation sans ébullition, sur
quartz ou téflon, pour préparer des acides encore plus purs (Murphy, 1976:
Patterson et Settle, 1976b).
Pour les autres réactifs : tampons de pH, réactifs organiques, solvants
d extraction, résines, ... c’est en général à l’analyste qu’il incombe de les
purifier par distillation, cristallisation, échange d’ions, extraction, électrob'se......de préférence au moment de l’emploi. Il est parfois possible de préparer un lot important de réactif (blanc plus homogène), que l’on conserve
congelé, pour limiter la dégradation et/ou la variation du blanc au stockage
prolongé.
Enfin, la pureté des réactifs dépend non seulement des techniques de
purification employées, mais aussi du choix des matériaux utilisés tant pour
a purification (équipement réservé à cet usage exclusif) que la conservation
des réactifs (choix des flacons employés et des techniques de décontamination).
2.2. CONTAMINATION PAR LES MATÉRIAUX
Au laboratoire à terre, on utilise du petit matériel Plaçons, bouchons,
' ü 1 etantc,r’ tuyaux, pipettes, éprouvettes, ...) exclusivement en matéx connus ou se ectionnés (ce qui implique des essais comparés) pour leur
218
Tableau XVIII. 1
Métaux dans l’eau de distribution urbaine ( Villefranche-sur-Mer)
Métal
Concentration (qg.l J)
Zinc
Cuivre
Cadmium
Plomb
Mercure
70-120
1-2
< 0,2
< 0,5
< 0.005
Compte tenu des aléas de distribution, il est absolument exclu d’utiliser
directement cette eau à des fins analytiques (sauf pour le dosage du mercure
— voir chapitre XIX — où cet essai est effectué systématiquement). Mais
ce contrôle permet de préciser, pour chaque élément, le degré nécessaire de
purification ultérieure. Cette eau est déminéralisée par permutation ou par
distillation et, si besoin, affinée par distillation sur quartz ou par déminéralisation sur Milli-Q (millipore) ou appareil similaire. Le contrôle nécessaire
de la qualité de l’eau à chaque stade de purification contribue à définir le
protocole à suivre pour atteindre les meilleures spécifications. Ainsi, par
exemple, un appareil Milli-Q, alimenté par une eau permutée contenant
moins de 50 ng.l-1 de zinc peut délivrer, en début d’opération, une eau à
200 ng.l 1 (contamination attribuée à la filtration finale). Il faut donc s’imposer de purger l’appareil avant chaque utilisation pour obtenir une teneur
en zinc de 10 + 10 ng.l-1.
Pour les acides, il existe des produits commercialisés de très haute pureté
en métaux (ou pour certains métaux seulement) qui répondent aux besoins
analytiques actuels (teneur certifiée inférieure à 2 ou 5 ng.ml-1). Les laboratoires les plus exigeants effectuent une distillation sans ébullition, sur
quartz ou téflon, pour préparer des acides encore plus purs (Murphy, 1976:
Patterson et Settle, 1976b).
Pour les autres réactifs : tampons de pH, réactifs organiques, solvants
d extraction, résines, ... c’est en général à l’analyste qu’il incombe de les
purifier par distillation, cristallisation, échange d’ions, extraction, électrob'se......de préférence au moment de l’emploi. Il est parfois possible de préparer un lot important de réactif (blanc plus homogène), que l’on conserve
congelé, pour limiter la dégradation et/ou la variation du blanc au stockage
prolongé.
Enfin, la pureté des réactifs dépend non seulement des techniques de
purification employées, mais aussi du choix des matériaux utilisés tant pour
a purification (équipement réservé à cet usage exclusif) que la conservation
des réactifs (choix des flacons employés et des techniques de décontamination).
2.2. CONTAMINATION PAR LES MATÉRIAUX
Au laboratoire à terre, on utilise du petit matériel Plaçons, bouchons,
' ü 1 etantc,r’ tuyaux, pipettes, éprouvettes, ...) exclusivement en matéx connus ou se ectionnés (ce qui implique des essais comparés) pour leur
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