POLLUANTS MINÉRAUX
encore, les erreurs de prélèvement, de transfert et de stockage restent inconnues.
Il est encore possible, à un niveau plus modeste et plus facilement réalisable, de comparer entre quelques laboratoires une ou plusieurs méthodes
(échantillons croisés, ...). Même sans prétendre déterminer une valeur « vraie »,
ces comparaisons conduisent à détecter la présence d’erreurs systématiques
et contribuent à l’amélioration des protocoles opératoires (Patterson et
Settle, 1976a).
La précision ainsi évaluée concerne plus les résultats que les méthodes.
En analyse de traces, la même méthode, appliquée par des opérateurs différents,
conduit à des résultats différents. Si certaines causes d’erreurs sont réductibles :
contrôles mutuels des étalons, emploi de modes opératoires strictement identiques (réactifs, matériaux, techniques de décontamination, ...) il reste encore
des facteurs humains, d’ambiance générale de travail, qui jouent sur la précision obtenue.
En définitive, si ces comparaisons sont éminemment souhaitables et
nécessaires pour déterminer la précision des opérations effectuées au laboratoire, elles ont toutes comme limitation commune de ne pas examiner
de façon critique les causes d’erreurs intervenant au prélèvement. En d’autres
termes, l’analyste admet à présent, par exigence et souci de précision, de répéter
ses mesures jusqu’à atteindre la meilleure reproductibilité possible, alors
qu’il n’a pratiquement pas la possibilité d’intervenir sur le prélèvement, qui
est souvent confié à un opérateur extérieur.
Poussée à l’extrême, cette situation conduit à effectuer des mesures
exemplaires sur des échantillons parfaitement arbitraires. C’est pourquoi la
tendance actuelle, chez les chimistes marins les plus expérimentés, consiste
à s’entourer du maximum de précautions opératoires avant une campagne
à la mer (sélection et décontamination des matériels), pendant les travaux
en mer et après (dosage au laboratoire) ; précautions qui sont décrites dans
la seconde partie de ce texte.
. SOURCES DE CONTAMINATION
Selon leur origine, on peut classer les causes d’erreurs en erreurs instrumentales (relatives à la sensibilité, à la limite de détection, aux interférences,...),
en erreurs par défaut (pertes de l’élément à doser par adsorption, par défaut
e quantitativité des pré-concentrations) et en erreurs par excès (contaminations de toutes sortes de l’échantillon). Bien évidemment, plus la sensibilité
d une méthode est élevée ou accrue, plus la contribution de ces erreurs par
exces — ou blanc analytique — est apparente, à tel point que c’est souvent.
a'000! ouJ°urs’ e blanc analytique qui fixe les limites d’emploi d’une méthode
n
U lra^racesen raison de cette importance, seules ces erreurs
par exces sont prises en considération ici.
pimr^^nCianalyt!3Ue est une erreur systématique et inévitable ; il peut être
oiFvariahilitA a^
valeur moyenne B, accompagnée d'une incertitude^
anabihté du blanc (Murphy, 1976). Quelle que soit la valeur moyenne B
216
encore, les erreurs de prélèvement, de transfert et de stockage restent inconnues.
Il est encore possible, à un niveau plus modeste et plus facilement réalisable, de comparer entre quelques laboratoires une ou plusieurs méthodes
(échantillons croisés, ...). Même sans prétendre déterminer une valeur « vraie »,
ces comparaisons conduisent à détecter la présence d’erreurs systématiques
et contribuent à l’amélioration des protocoles opératoires (Patterson et
Settle, 1976a).
La précision ainsi évaluée concerne plus les résultats que les méthodes.
En analyse de traces, la même méthode, appliquée par des opérateurs différents,
conduit à des résultats différents. Si certaines causes d’erreurs sont réductibles :
contrôles mutuels des étalons, emploi de modes opératoires strictement identiques (réactifs, matériaux, techniques de décontamination, ...) il reste encore
des facteurs humains, d’ambiance générale de travail, qui jouent sur la précision obtenue.
En définitive, si ces comparaisons sont éminemment souhaitables et
nécessaires pour déterminer la précision des opérations effectuées au laboratoire, elles ont toutes comme limitation commune de ne pas examiner
de façon critique les causes d’erreurs intervenant au prélèvement. En d’autres
termes, l’analyste admet à présent, par exigence et souci de précision, de répéter
ses mesures jusqu’à atteindre la meilleure reproductibilité possible, alors
qu’il n’a pratiquement pas la possibilité d’intervenir sur le prélèvement, qui
est souvent confié à un opérateur extérieur.
Poussée à l’extrême, cette situation conduit à effectuer des mesures
exemplaires sur des échantillons parfaitement arbitraires. C’est pourquoi la
tendance actuelle, chez les chimistes marins les plus expérimentés, consiste
à s’entourer du maximum de précautions opératoires avant une campagne
à la mer (sélection et décontamination des matériels), pendant les travaux
en mer et après (dosage au laboratoire) ; précautions qui sont décrites dans
la seconde partie de ce texte.
. SOURCES DE CONTAMINATION
Selon leur origine, on peut classer les causes d’erreurs en erreurs instrumentales (relatives à la sensibilité, à la limite de détection, aux interférences,...),
en erreurs par défaut (pertes de l’élément à doser par adsorption, par défaut
e quantitativité des pré-concentrations) et en erreurs par excès (contaminations de toutes sortes de l’échantillon). Bien évidemment, plus la sensibilité
d une méthode est élevée ou accrue, plus la contribution de ces erreurs par
exces — ou blanc analytique — est apparente, à tel point que c’est souvent.
a'000! ouJ°urs’ e blanc analytique qui fixe les limites d’emploi d’une méthode
n
U lra^racesen raison de cette importance, seules ces erreurs
par exces sont prises en considération ici.
pimr^^nCianalyt!3Ue est une erreur systématique et inévitable ; il peut être
oiFvariahilitA a^
valeur moyenne B, accompagnée d'une incertitude^
anabihté du blanc (Murphy, 1976). Quelle que soit la valeur moyenne B
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