POLLUANTS MINÉRAUX
Le premier paramètre à prendre en compte, par ordre de priorité, concerne
la concentration totale du métal recherché. C’est en effet la première base de
comparaison entre sites géographiques et, techniquement parlant, la valeur
d'une méthode d'analyse repose directement sur son aptitude à caractériser
de façon spécifique et biunivoque le constituant recherché, sous quelque
forme structurale qu’il soit. D’où le recours fréquent, dans un mode opératoire, à une technique de minéralisation, destinée à détruire d’éventuels
agents masquants ou interférants.
Présenté sous cette forme globale, un résultat d’analyse ne suffit pas pour
fournir une indication précise du niveau de toxicité, et cette information peut
être apportée par une identification des formes structurales en présence.
Selon le cas, on peut chercher à doser certaines structures correspondant
à des rejets typiquement artificiels (tétra-éthyl-plomb, diphényl-mercure.
tributyl-étain, ...) ou effectuer un recensement structural à priori, selon le
schéma de Batley et Florence (1976) par exemple, où l’emploi conjugué
de techniques de fractionnement (filtration, chromatographie, minéralisation)
permet de dénombrer une dizaine de situations structurales possibles.
En réalité, toute définition de la concentration totale, ou d’une structure
particulière, reste conditionnelle, et se trouve liée à un mode opératoire donné.
Ainsi, en voltampérométrie de redissolution anodique (ASV) (b), l’usage
s’est répandu d’opérer à pH 2 et à pH 8, la mesure en pH acide donnant l’évaluation expérimentale la plus proche de la concentration « totale ».
De même, l'analyse directe par absorption atomique en atomiseur de
graphite (GFAAS) (b) est réputée sensible au métal total, bien que des cas
d'atomisation prématurée, ou en pics multiples puissent se présenter.
La comparaison entre ces deux méthodes (avec ou sans pré-concentration). effectuée dans une intercalibration internationale, conduit à des résultats non significativement différents pour le dosage du cuivre et du zinc, tandis
que, pour le plomb et le cadmium, les résultats diffèrent de façon significative
(Bewers et al., 1981). De même, une certaine relativité s’impose quand il
s agit d effectuer des fractionnements structuraux.
La filtration à 0,45 pm sur membrane est considérée comme une norme
opératoire en chimie marine. Cependant, pour les analyses de métaux traces,
des entorses de plus en plus fréquentes sont apportées à cet usage, en raison
des risques de contamination.
Dans le cadre de l'étude conjointe de la Baltique, le principe a été retenu
de ne filtrer (saut études particulières) que les échantillons où la charge insoluble excède 5 mg.l 1 (Grasshoff, 1976). Selon le contexte local, ce niveau
peut être modifié, et le recours à la centrifugation peut représenter un substitut
possible. Dans le même esprit, les autres techniques de fractionnement se
justifient surtout si la concentration totale mesurée est suffisamment élevée
pour permettre une détermination précise des fractions séparées. Il faut en
Voltàmnirtm^r^
abréviations courantes, d'origine anglo-saxonne :
Absorption nimii “ re ,sso ut‘on modique = ASV (Anodic stripping voltametry),
absorption spectrome"^ a,°miSa,ion en four ^phite = GFAAS (Graphite furnace atonuc
212
Le premier paramètre à prendre en compte, par ordre de priorité, concerne
la concentration totale du métal recherché. C’est en effet la première base de
comparaison entre sites géographiques et, techniquement parlant, la valeur
d'une méthode d'analyse repose directement sur son aptitude à caractériser
de façon spécifique et biunivoque le constituant recherché, sous quelque
forme structurale qu’il soit. D’où le recours fréquent, dans un mode opératoire, à une technique de minéralisation, destinée à détruire d’éventuels
agents masquants ou interférants.
Présenté sous cette forme globale, un résultat d’analyse ne suffit pas pour
fournir une indication précise du niveau de toxicité, et cette information peut
être apportée par une identification des formes structurales en présence.
Selon le cas, on peut chercher à doser certaines structures correspondant
à des rejets typiquement artificiels (tétra-éthyl-plomb, diphényl-mercure.
tributyl-étain, ...) ou effectuer un recensement structural à priori, selon le
schéma de Batley et Florence (1976) par exemple, où l’emploi conjugué
de techniques de fractionnement (filtration, chromatographie, minéralisation)
permet de dénombrer une dizaine de situations structurales possibles.
En réalité, toute définition de la concentration totale, ou d’une structure
particulière, reste conditionnelle, et se trouve liée à un mode opératoire donné.
Ainsi, en voltampérométrie de redissolution anodique (ASV) (b), l’usage
s’est répandu d’opérer à pH 2 et à pH 8, la mesure en pH acide donnant l’évaluation expérimentale la plus proche de la concentration « totale ».
De même, l'analyse directe par absorption atomique en atomiseur de
graphite (GFAAS) (b) est réputée sensible au métal total, bien que des cas
d'atomisation prématurée, ou en pics multiples puissent se présenter.
La comparaison entre ces deux méthodes (avec ou sans pré-concentration). effectuée dans une intercalibration internationale, conduit à des résultats non significativement différents pour le dosage du cuivre et du zinc, tandis
que, pour le plomb et le cadmium, les résultats diffèrent de façon significative
(Bewers et al., 1981). De même, une certaine relativité s’impose quand il
s agit d effectuer des fractionnements structuraux.
La filtration à 0,45 pm sur membrane est considérée comme une norme
opératoire en chimie marine. Cependant, pour les analyses de métaux traces,
des entorses de plus en plus fréquentes sont apportées à cet usage, en raison
des risques de contamination.
Dans le cadre de l'étude conjointe de la Baltique, le principe a été retenu
de ne filtrer (saut études particulières) que les échantillons où la charge insoluble excède 5 mg.l 1 (Grasshoff, 1976). Selon le contexte local, ce niveau
peut être modifié, et le recours à la centrifugation peut représenter un substitut
possible. Dans le même esprit, les autres techniques de fractionnement se
justifient surtout si la concentration totale mesurée est suffisamment élevée
pour permettre une détermination précise des fractions séparées. Il faut en
Voltàmnirtm^r^
abréviations courantes, d'origine anglo-saxonne :
Absorption nimii “ re ,sso ut‘on modique = ASV (Anodic stripping voltametry),
absorption spectrome"^ a,°miSa,ion en four ^phite = GFAAS (Graphite furnace atonuc
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