généralités
CHAPITRE XVIII
TRACES MÉTALLIQUES : PRINCIPE DES MÉTHODES,
RÉDUCTION DES CONTAMINATIONS
P COL R AL’
On a pu considérer, jusqu’à ces dernières années, que la concentration
naturelle des éléments métalliques présents en traces dans les eaux de mer
était de l’ordre du microgramme par litre pour le zinc, cuivre, nickel et manganèse, et même dix à cent fois plus faible pour le plomb, cadmium et mercure,
et que, contrairement aux autres paramètres océanographiques, les traces
métalliques présentaient une distribution spatio-temporelle fortement erratique.
Or, depuis 1975, des résultats fondamentalement différente, donnant
lieu à une interprétation simple et logique, ont été présentés (a) Via répartition verticale des métaux en traces varie de façon régulière, de façon très
comparable aux sels nutritifs pour le zinc, cuivre et cadmium, ou au contraire
(cas du plomb) en traduisant une accumulation importante dans la couche
superficielle des océans^ Cette modification de nos connaissances provient,
pour une large part, d’une réduction systématique des effets de contamination à
tous les niveaux de l’analyse et, en particulier, lors de l’échantillonnage, à
tel point que les valeurs les plus basses relevées à présent sont cent à mille
fois plus faibles que celles admises jusque-là. On peut penser toutefois que
l’emploi de méthodes aussi raffinées ne se justifie pas pour la surveillance
de la pollution des eaux côtières, où les niveaux des éléments métalliques
sont — ou seraient — notablement plus élevés que dans les eaux du large.
Plutôt que de s’enfermer dans un débat sur le caractère littoral ou hauturier
des eaux en un site donné, il paraît plus positif de retenir le fait qu'il existe
à présent un ensemble de précautions et d'améliorations techniques grâce
auxquelles l’analyste peut désormais confirmer — ou infirmer — expérimentalement la valeur de ses travaux, et donner en définitive une description
plus fidèle et exacte du milieu étudié.
1. COMPARAISON DES MÉTHODES D’ANALYSE
I L FORMES A DOSER
La variété des formes structurales sous lesquelles un élément métallique
peut se trouver dans l’eau de mer pose un problème d'analyse.
C) Bender et Gagner. 1976 ; Bender et al., 1977 ; Boyle et Edmond, 1975. 1977 ; Boyle et ai.,
1976, 1977; Bruland et al., 1978a, b; Bruland et al., 1979; Bruland, 1980; Martin et al.,
1976; Martin et al., 1980; Schaule et Patterson, 1980; Sclater et al., 1976.
211
CHAPITRE XVIII
TRACES MÉTALLIQUES : PRINCIPE DES MÉTHODES,
RÉDUCTION DES CONTAMINATIONS
P COL R AL’
On a pu considérer, jusqu’à ces dernières années, que la concentration
naturelle des éléments métalliques présents en traces dans les eaux de mer
était de l’ordre du microgramme par litre pour le zinc, cuivre, nickel et manganèse, et même dix à cent fois plus faible pour le plomb, cadmium et mercure,
et que, contrairement aux autres paramètres océanographiques, les traces
métalliques présentaient une distribution spatio-temporelle fortement erratique.
Or, depuis 1975, des résultats fondamentalement différente, donnant
lieu à une interprétation simple et logique, ont été présentés (a) Via répartition verticale des métaux en traces varie de façon régulière, de façon très
comparable aux sels nutritifs pour le zinc, cuivre et cadmium, ou au contraire
(cas du plomb) en traduisant une accumulation importante dans la couche
superficielle des océans^ Cette modification de nos connaissances provient,
pour une large part, d’une réduction systématique des effets de contamination à
tous les niveaux de l’analyse et, en particulier, lors de l’échantillonnage, à
tel point que les valeurs les plus basses relevées à présent sont cent à mille
fois plus faibles que celles admises jusque-là. On peut penser toutefois que
l’emploi de méthodes aussi raffinées ne se justifie pas pour la surveillance
de la pollution des eaux côtières, où les niveaux des éléments métalliques
sont — ou seraient — notablement plus élevés que dans les eaux du large.
Plutôt que de s’enfermer dans un débat sur le caractère littoral ou hauturier
des eaux en un site donné, il paraît plus positif de retenir le fait qu'il existe
à présent un ensemble de précautions et d'améliorations techniques grâce
auxquelles l’analyste peut désormais confirmer — ou infirmer — expérimentalement la valeur de ses travaux, et donner en définitive une description
plus fidèle et exacte du milieu étudié.
1. COMPARAISON DES MÉTHODES D’ANALYSE
I L FORMES A DOSER
La variété des formes structurales sous lesquelles un élément métallique
peut se trouver dans l’eau de mer pose un problème d'analyse.
C) Bender et Gagner. 1976 ; Bender et al., 1977 ; Boyle et Edmond, 1975. 1977 ; Boyle et ai.,
1976, 1977; Bruland et al., 1978a, b; Bruland et al., 1979; Bruland, 1980; Martin et al.,
1976; Martin et al., 1980; Schaule et Patterson, 1980; Sclater et al., 1976.
211
