GÉNÉRALITÉS
outre que l’échantillon puisse être maintenu, sans évolution structurale, dans
sa situation initiale. Enfin, les effets de contamination tant au prélèvement
qu’au fractionnement doivent être correctement évalués et bien maîtrisés,
sinon ces séparations n’aboutiraient en fait qu’à déterminer sous quelles
formes sont introduites les impuretés contaminant l’échantillon (Florence,
1980).
1.2. MODES OPÉRATOIRES
Il ne paraît pas utile de présenter ici une revue exhaustive des méthodes
instrumentales et des techniques de pré-concentration utilisables pour le
dosage des métaux en traces dans l’eau de mer. Chaque année sont proposées
de nouvelles techniques de travail, et l’information en ce domaine est si mouvante qu’un effort de normalisation méthodologique entrepris en l’état actuel
s’avérerait sans doute préjudiciable. Certains éléments de comparaison
peuvent cependant être mentionnés pour apprécier les avantages et inconvénients respectifs des divers modes opératoires utilisables.
1.2.1. Méthodes instrumentales
Divers critères permettent d’établir un choix entre les méthodes :
4- Spectroscopiques : d’émission (en plasma), d’absorption (atomique)
ou de fluorescence (atomique, rayons X, ...),
— Electrochimiques (polarographie, ASV, électrodes spécifiques, ...),
— Isotopiques et radiochimiques.
L’aspect financier est sûrement déterminant pour justifier la popularité
des deux méthodes les plus diffusées GFAAS et ASV qui restent des méthodes
légères aux stades de l’acquisition, de l’implantation (faible encombrement,
puissance électrique modérée) et du fonctionnement (consommation en
fluides, réactifs, ...). En outre, ces deux techniques présentent l’avantage de
principe, séduisant, d’être suffisamment sensibles pour autoriser ['analyse
directe, sans pré-concentration, des eaux de mer. Cet avantage n’est pourtant
pas déterminant car l’acquisition des résultats en analyse directe est le plus
souvent lente (typiquement dix minutes à une heure, étalonnages compris, par
échantillon), ce qui dissuade l’opérateur de répéter ses mesures, et limite
donc les contrôles de fidélité. Aussi des méthodes intrinsèquement moins
sensibles conservent à cet égard tout leur intérêt s’il est possible de les coupler
à une pré-concentration rapide ou automatisable. Du point de vue de la
polyvalence, les techniques électro-chimiques connaissent une limitation
contraignante, et seuls le zinc, le çuivre, le cadmium et le plomb sont généralement dosés par les procédés polarographiques dans l'eau de mer. et les autres
métaux' * traces
(Cr, Mn, Mo, V, Fe, Co. Ni, As. Se, Hg) sont surtout dosés
par des méthodes spectroscopiques (ou radiochimiques).
La redissolution anodique permet d’obtenir un dosage multi-élémentaire
simultané tandis que l’absorption atomique reste fondamentalement monoélémentaire. Cette qualité, que l’on retrouve avec des méthodes beaucoup
plus lourdes (fluorescence X, émission en plasma, ...) n'est toutefois pas
toujours pleinement utilisable : elle impose en effet à l’analyste un mode
opératoire unique, et donc un compromis entre les sensibilités respectives
des éléments dosés, parfois mal ajustées aux concentrations mesurées.
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