MATÉRIEL PARTICULAIRE
y ait de modification notable de la quantité de chlorophylle ou du rapport
chlorophylle/phéopigments. Pour cela, les filtres sont immédiatement placés
dans des tubes bouchés hermétiquement, par exemple les tubes destinés à
la centrifugation, et conservés ainsi avec ou sans addition du solvant d’extraction. Si l’on adopte la solution consistant à conserver les filtres dans le solvant,
il faut veiller à ce qu'il n’y ait pas de perte d’extrait au cours des manipulations
ultérieures des tubes : maintien vertical, contrôle du niveau de solvant; en
outre, il faut absolument éviter l’exposition des extraits pigmentaires à la
lumière.
En mer, si l'on ne peut les congeler immédiatement, placer les filtres ou
les extraits en glacière, à l’abri de la lumière, jusqu’au retour au laboratoire
où ils sont alors mis au congélateur.
Ces techniques de conservation ont été contrôlées par différents auteurs
(Humphrey et Wootton, 1966; Strickland et Parsons, 1972; HolmHansen et Riemann, 1978 ; Kjerouel et Aminot, non publié). La précaution
consistant à dessécher les filtres pour les conserver (Strickland et Parsons,
1972) ne paraît pas nécessaire, si l’on se réfère aux résultats de Holm-Hansen
et Riemann (1978).
5. APPAREILLAGE,
5.1. DISPOSITIF DE FILTRATION
La filtration est effectuée par aspiration à l’aide d’un dispositif supportfiltres permettant éventuellement de filtrer en une seule fois jusqu’à plusieurs
litres (voir description au chapitre XII).
5.2. CENTRIFUGEUSE
Une centrifugeuse de paillasse pouvant tourner à 3000-4000 tr.min 1
(accélérations de l’ordre de 2000 x g) convient.
Les tubes à centrifuger, en verre ou en polypropylène, doivent pouvoir
être bouchés hermétiquement; résistant et léger, le polypropylène est un
matériau intéressant pour les missions à la mer. Les tubes doivent avoir un
volume de 10 à 15 ml et sont de préférence gradués pour la mesure directe
du volume de solvant et le contrôle des pertes ou évaporations éventuelles.
5.3. SPECTROPHOTOMÈTRE
C omme 1 ont indiqué et démontré plusieurs auteurs (Sestak, 1971,
Ryding, 1975, Brown et al., 1980), les spectromètres à large bande passante
ne comiennent pas pour la mesure des chlorophylles.
i? bande passante est large et plus la concentration trouvée en
C, °5°R 'l.e a est sous-estimée, tandis qu’elle est surestimée pour la chloror '
°Vr °btenir des résultats corrects, la bande passante doit être de
or re e a 2 nm. La chlorophylle a est sous-estimée d’environ 6% Pour
nm.
/o pour 10 nm et 30 % pour 20 nm de bande passante.
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