MATÉRIEL PARTICULAIRE
niques profonds de chlorophylle que le cas peut se présenter (le rapport
chlorophylle 6/chlorophylle a doit rester inférieur à 0,4).
Aucune des deux méthodes ne permet de distinguer chlorophylle et
chlorophyllide (Lorenzen, 1967; Strickland et Parsons, 1972).
Ainsi que le précise Lorenzen (1967), on constate que les eaux côtières
et surtout estuariennes sont souvent riches en phéopigments : environ 50%
du pigment total en hiver et jusqu’à la presque totalité dans les milieux estuariens turbides. C’est la raison pour laquelle on recommandera la méthode de
Lorenzen. La méthode trichromatique sera donnée à titre complémentaire
pour la détermination éventuelle des autres chlorophylles : il a paru bon
de fournir les équations recommandées par I’unesco (1966) ainsi que celles
de Jeffrey et Humphrey (1975), non homologuées, mais qui paraissent plus
correctes pour la chlorophylle c.
1.5. RÉSUMÉ DES MÉTHODES PRÉSENTÉES
Trois combinaisons sont envisageables et présentées ci-après :
Extraction à l’acétone à 90 % et mesure monochromatique, dite
méthode de Lorenzen (méthode recommandée),
Extraction au méthanol et mesure monochromatique, dite méthode
de Lorenzen modifiée, selon le protocole de Holm-Hansen et Rïemann (1978),
Extraction à l’acétone à 90 % et mesure à trois longueurs d’onde,
dite méthode trichromatique, selon les équations Unesco (1966) ou celles de
Jeffrey et Humphrey (1975).
2. DOMAINE D’APPLICATION
2.1. GAMME DE CONCENTRATIONS
La méthode s'applique sans restriction à toute concentration. Les limitations ne peuvent provenir que de l’appareillage ou des possibilités de filtration. La quantité déposée sur le filtre est limitée à environ 10 pg de chlorophylle pour éviter d'effectuer une seconde extraction du filtre.
On cherchera, dans la mesure du possible, à obtenir une absorbance
comprise entre 0,2 et 0,8, zone de précision optimale.
2.2. PRÉCISION
La précision est difficile à définir : elle dépend du volume d’eau filtrée,
c e la quantité de solvant utilisé, de la longueur du trajet optique. Strickland
et arsons (1972) 1 expriment relativement à la quantité déposée sur le filtre
et non a la concentration dans le milieu.
PïUn->< chlorophylle, a, la précision serait de ± 5 % au niveau 5 pg
S°'r k ’
Cette précision, pour la méthode trichromatique, s’entend
U-hr >n-, StCnCt e P^copigments ; elle peut s’appliquer à la méthode monoL < a ique en absence de fortes concentrations de chlorophylle b.
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