MATÉRIEL PARTICULAIRE
L’utilisation d'un broyeur de tissu ou d’un désintégrateur à ultra-sons,
recommandée par I’unesco comme assurant une meilleure extraction, ne
paraît pas d'une nécessité absolue et des résultats équivalents sont obtenus
par l’extraction durant une nuit (Holm-Hansen et Riemann, 1978; Kerouel
et Aminot, non publié).
Le solvant d’extraction est important. L’acétone à 90 % est recommandée
par I’unesco et couramment utilisée car les coefficients d’absorption spécifique des chlorophylles dans ce solvant sont bien connus. Le méthanol est
cependant considéré comme un meilleur solvant : l’extraction y est plus
rapide et plus complète pour certaines espèces d’algues. Toutefois, avec le
plancton marin côtier, des résultats comparables sont obtenus avec le méthanol
et l'acétone à 90 %, si ce dernier solvant agit assez longtemps (Holm-Hansen
et Riemann, 1978). Plus récemment le diméthyl sulfoxyde, en mélange avec
l’acétone, a également été montré plus efficace que l'acétone à 90 % (Stàuffer
et al., 1979; Burnison, 1980), mais les auteurs reconnaissent, comme dans
le cas du méthanol, qu’il n’y a pas de différence significative pour les populations naturelles. C’est seulement dans le cas où la population planctonique
comprend beaucoup d’algues vertes (Chlorophyceae) que l’acétone à 90%
pourrait être remplacée par un autre solvant. D'une façon générale, l’acétone
à 90 % sera donc recommandée. On notera aussi que les pigments ont tendance à se dégrader plus rapidement dans le méthanol (Tett et al., 1975) et
que le déplacement du pic de phéophytine en milieu acide implique soit une
neutralisation supplémentaire, soit une complication des calculs de concentration (Marker. 1977 ; Tett et al., \9T1 ; Holm-Hansen et Riemann, 1978).
L'utilisation du carbonate de magnésium a été introduite à la fois pour
améliorer la rétention sur les filtrés et pour prévenir une acidification des
matières filtrées, avant et pendant l’extraction, ce qui entraînerait une dégradation de la chlorophylle en phéopigments. Le document Unesco (1966) la
recommande, mais cfertains auteurs considèrent qu’il adsorbe les pigments.
Holm-Hansen et Riemann (1978) et Kerouel et Aminot (non publié) trouvent des pourcentages plus forts de phéopigments quand ils n’emploient pas
de MgCO3, ce qui tend à confirmer l’hypothèse d’une dégradation en l’absence de ce composé. Dans l’acétone, où l’extraction dure plus longtemps.
l’usage en sera recommandé.
Les autres points méthodologiques ne font pas l’objet de controverses
sérieuses et seront exposés dans la procédure.
1.3. PHASE ANALYTIQUE, MESURES SPECTROPHOTOMÉTRIQUES
i 1 ' , m^hode trichr°matique permet de déterminer les concentrations des
c orop y es a. h et c à partir des mesures d’absorbances réalisées aux lon^ucurs d
des maxima d'absorption des trois chlorophylles, respective630 nm dans l acétone à 90 % Les équations établies par
HüM^°.N 0952) ont été revues par Parsons et Strickland
emnîovéK
C°e lcie. nts d aEsorption spécifique trop faibles avaient été
nirPriSsm a?tlkîrTierS auteurs0 Par la suite, le groupe de travail réuni
et Siricki and Pi ' e nouveHes équations très proches de celles de Parsons
de nouvelles éanatinrecemment’ Jeffrey et Humphrey (1975) ont proposé
ions sur la base d’une redétermination des coefficients
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