CHLOROPHYLLE - SPECTROPHOTOMÉTRIE
1. PRINCIPES DES MÉTHODES
1.1. GÉNÉRALITÉS
Une littérature importante fait état des différentes méthodes de mesure
spectrophotométriques de la concentration en chlorophylles (et dérivés) dans
les eaux : Parsons (1966) et Humphrey et Wootton (1966) font une synthèse
et une critique de ces méthodes dans la monographie de I’unesco sur la détermination des pigments photosynthétiques.
En résumé : après filtration d’un certain volume d'eau de mer pour
^concentrer le matériel particulaire, le filtre est immergé dans un solvant qui
* assure l’extraction des pigments ; puis on mesure l’absorbance de l'extrait à
une ou plusieurs longueurs d’onde, avant et après acidification si l’on recherche
également les formes dégradées.
Compte tenu des variantes quant à la première phase, filtration et extraction, et des deux méthodes spectrophotométriques disponibles, il ne paraît
pas inutile, avant de décrire en détail la méthode complète retenue, d'expliciter rapidement les critères du choix effectué.
1.2. PHASE PRÉPARATIVE : FILTRATION, EXTRACTION
Un groupe de travail scor-unesco a été créé en décembre 1963 pour
étudier et tenter de standardiser les points suivants :
/ — Type de filtre à utiliser pour retenir le plancton,
— Succion à appliquer au filtre, 1/
— Nécessité de broyer ou désintégrer par ultra-sons,
t >< — Choix du solvant d’extraction,
y — Addition de produits basiques (carbonate de magnésium ou diméthylaniline),
— Dessication des filtres,
X — Traitement à la vapeur,
y — Conservation, ”
. — Durée d’extraction,
,
/ — Filtration ou centrifugation des extraits.
Tous ces points sont considérés dans le document UNESCO (1966). Plus
récemment, Holm-Hansen et Riemann (1978) ont repris et précisé certains
aspects méthodologiques.
Les filtres en fibre de verre ont longtemps été suspectés de laisser passer
des fines particules contenant de la chlorophylle. Si les résultats de Humphrey
et Wootton (1966) semblent le confirmer, ceux de Corcoran et al. (1964),
Long et Cooke (1971) et Holm-Hansen et Riemann (1978) indiquent le
contraire. On considérera donc comme équivalentes les membranes en fibre
de verre (type GF/C whatman) et en cellulose ou similaires (type HA millipore 0,45 pm). Il faut admettre cependant certains avantages de la fibre de
verre : rapidité de filtration, facilité de désagrégation (comparée à la Jente
dissolution des membranes de cellulose),- absence de turbidité due au filtre,
utilisation courante pour d’autres analyses de matériel particulaire (C, N. P),
coût peu élevé.
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