ÉLÉMENTS NUTRITIFS
risé. En revanche pour le silicium, l’acidification peut être appliquée avec
succès (Mullin et Riley, 1955). Quant à l’utilisation de sels mercuriques,
elle semble valable pour la conservation des ions nitrate selon Jenkins (1968)
et Charpiot (1969); cependant, le mercure interfère dans la réduction sur
colonne de cadmium et ne doit donc pas être utilisé avec cette méthode d’analyse (Grasshoff. 1976). En outre, en raison de la toxicité des sels mercuriques,
leur utilisation doit faire l’objet d’une grande prudence.
Si l’on admet que toute addition de réactifs chimiques aux échantillons
risque d'entraîner des contaminations plus importantes que les évolutions
qu'ils sont supposés inhiber, on peut considérer que la méthode unique la
plus simple et la plus efficace pour la conservation est la congélation rapide de
l’ eau vers - 20 à - 30 °C. Les échantillons doivent cependant être placés
au congélateur aussitôt après leur prélèvement. Les tests réalisés pour les
exercices d’intercalibration rno confirment la validité de ce procédé (Aminot
et Kerouel, 1979, 1980). A défaut de congélateur disponible à bord du bateau,
mettre immédiatement les flacons dans une glacière à basse température (4 à
5 °C ou moins), jusqu’à l’arrivée au laboratoire où ils doivent être congelés
le jour même.
4. PRÉCAUTIONS ANALYTIQUES
4.1. DÉCONGÉLATION ET MANIPULATION DES ÉCHANTILLONS
A plusieurs reprises ont été évoqués les risques de contamination des
échantillons prélevés pour l’analyse des éléments nutritifs.
En laboratoire, au stade de l’analyse, il existe également diverses sources
de modification de la concentration des échantillons, en particulier pour
l'azote et le phosphore présents à l’état de traces (fréquemment 10”6 à
10"7 mol.T1).
Première étape de l'analyse, la décongélation des échantillons doit s’effectuer selon des règles strictes, car elle peut être à l’origine d’évolutions rapides
et imprévisibles des concentrations :
• Décongeler peu d’échantillons à la fois.
• Ne jamais décongeler à l'eau chaude ou tiède mais toujours à l’eau froide.
Si la décongélation est effectuée dans un bac à circulation d’eau du robinet, les flacons doivent être maintenus verticaux sans jamais être immergés
jusqu au col (a). En effet, l’eau d'alimentation, riche en azote, phosphore,
silicium, qui serait piégée dans le filetage du bouchon pourrait contaminer
l'échantillon lors du débouchage.
* ’r tout le volume d’échantillon (absence de glace dans le flacon)
et homogénéiser parfaitement l’échantillon.
• Prélever le volume nécessaire à l'analyse et recongeler le cas échéant le
reste de 1 échantillon aussitôt après ce prélèvement.
\
bordelu bateau"
m®me s ' on utlise de la glace pilée pour réfrigérer les échantillons
*
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risé. En revanche pour le silicium, l’acidification peut être appliquée avec
succès (Mullin et Riley, 1955). Quant à l’utilisation de sels mercuriques,
elle semble valable pour la conservation des ions nitrate selon Jenkins (1968)
et Charpiot (1969); cependant, le mercure interfère dans la réduction sur
colonne de cadmium et ne doit donc pas être utilisé avec cette méthode d’analyse (Grasshoff. 1976). En outre, en raison de la toxicité des sels mercuriques,
leur utilisation doit faire l’objet d’une grande prudence.
Si l’on admet que toute addition de réactifs chimiques aux échantillons
risque d'entraîner des contaminations plus importantes que les évolutions
qu'ils sont supposés inhiber, on peut considérer que la méthode unique la
plus simple et la plus efficace pour la conservation est la congélation rapide de
l’ eau vers - 20 à - 30 °C. Les échantillons doivent cependant être placés
au congélateur aussitôt après leur prélèvement. Les tests réalisés pour les
exercices d’intercalibration rno confirment la validité de ce procédé (Aminot
et Kerouel, 1979, 1980). A défaut de congélateur disponible à bord du bateau,
mettre immédiatement les flacons dans une glacière à basse température (4 à
5 °C ou moins), jusqu’à l’arrivée au laboratoire où ils doivent être congelés
le jour même.
4. PRÉCAUTIONS ANALYTIQUES
4.1. DÉCONGÉLATION ET MANIPULATION DES ÉCHANTILLONS
A plusieurs reprises ont été évoqués les risques de contamination des
échantillons prélevés pour l’analyse des éléments nutritifs.
En laboratoire, au stade de l’analyse, il existe également diverses sources
de modification de la concentration des échantillons, en particulier pour
l'azote et le phosphore présents à l’état de traces (fréquemment 10”6 à
10"7 mol.T1).
Première étape de l'analyse, la décongélation des échantillons doit s’effectuer selon des règles strictes, car elle peut être à l’origine d’évolutions rapides
et imprévisibles des concentrations :
• Décongeler peu d’échantillons à la fois.
• Ne jamais décongeler à l'eau chaude ou tiède mais toujours à l’eau froide.
Si la décongélation est effectuée dans un bac à circulation d’eau du robinet, les flacons doivent être maintenus verticaux sans jamais être immergés
jusqu au col (a). En effet, l’eau d'alimentation, riche en azote, phosphore,
silicium, qui serait piégée dans le filetage du bouchon pourrait contaminer
l'échantillon lors du débouchage.
* ’r tout le volume d’échantillon (absence de glace dans le flacon)
et homogénéiser parfaitement l’échantillon.
• Prélever le volume nécessaire à l'analyse et recongeler le cas échéant le
reste de 1 échantillon aussitôt après ce prélèvement.
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