Les pluies acides
Dans les années 1970 et 1980, les pays Scandinaves
subirent de lourds dommages : les forêts dépérissaient
et les lacs, les cours d’eau et les sols devenaient de
plus en plus acides. L’on pensa que la mort des arbres
était elle aussi due à la très forte acidité des pluies.
On rendit responsables de ce phénomène les pays
situés plus au sud qui brûlaient depuis des décennies
des combustibles fossiles. Les vents de sud-ouest
avaient chassé les gaz nocifs vers les pays Scandinaves,
où ils étaient retombés sous forme de pluies acides.
Le terme de « pluies acides » est assez vague,
puisqu’il peut désigner des dépôts aussi bien secs
qu’humides, ayant en commun une concentration
anormalement élevée d’acides nitrique et sulfurique.
Ceci peut être d’origine naturelle, en cas d’une éruption
volcanique par exemple, mais les problèmes évoqués
sont ceux qui découlent des activités humaines. Les
combustibles fossiles tels que le charbon dégagent
en brûlant des gaz tels que le dioxyde de soufre et le
dioxyde d’azote. Ces gaz réagissent dans l’atmosphère
avec la vapeur d’eau, l’oxygène et d’autres substances
chimiques pour donner divers composés acides - ce
qui a pour conséquence la présence d’acides sulfurique
ou nitrique dans la pluie, la brume, la neige...
La forme sèche se rencontre quand le dioxyde de
soufre et le dioxyde d’azote sont libérés au cours de
la combustion puis poussés vers d’autres contrées et
d’autres pays par les vents dominants. On estime que
cette forme sèche représente la moitié de toute l’acidité
de l’atmosphère. Ces substances se répandent dans
les sols aussi bien que dans les lacs et les cours
d’eau. Celles qui se retrouvent sur la végétation sont
ensuite entraînées par les pluies, ce qui acidifie l’eau.
En haut à gauche : les cheminées d’une usine de nickel crachent
leurs fumées dans l'atmosphère à Norilsk, en Sibérie. Les
émanations sulfurées se déposent aux alentour de l'usine sous la
forme d'une fine poussière qui empoisonne la faune. Les oxydes
de soufre, une fois dissous dans l'humidité atmosphérique, sont
l'une des causes majeures des pluies acides.
Ci-contre : une forêt de conifères du mont Mitchell, en Caroline
du Nord (États-Unis), aux arbres rongés par les pluies acides.
Les arbres, et plus particulièrement les conifères, sont extrêmement
vulnérables face aux pluies acides, qui tendent à provoquer un
dépérissement terminal.
2S2
Dans les années 1970 et 1980, les pays Scandinaves
subirent de lourds dommages : les forêts dépérissaient
et les lacs, les cours d’eau et les sols devenaient de
plus en plus acides. L’on pensa que la mort des arbres
était elle aussi due à la très forte acidité des pluies.
On rendit responsables de ce phénomène les pays
situés plus au sud qui brûlaient depuis des décennies
des combustibles fossiles. Les vents de sud-ouest
avaient chassé les gaz nocifs vers les pays Scandinaves,
où ils étaient retombés sous forme de pluies acides.
Le terme de « pluies acides » est assez vague,
puisqu’il peut désigner des dépôts aussi bien secs
qu’humides, ayant en commun une concentration
anormalement élevée d’acides nitrique et sulfurique.
Ceci peut être d’origine naturelle, en cas d’une éruption
volcanique par exemple, mais les problèmes évoqués
sont ceux qui découlent des activités humaines. Les
combustibles fossiles tels que le charbon dégagent
en brûlant des gaz tels que le dioxyde de soufre et le
dioxyde d’azote. Ces gaz réagissent dans l’atmosphère
avec la vapeur d’eau, l’oxygène et d’autres substances
chimiques pour donner divers composés acides - ce
qui a pour conséquence la présence d’acides sulfurique
ou nitrique dans la pluie, la brume, la neige...
La forme sèche se rencontre quand le dioxyde de
soufre et le dioxyde d’azote sont libérés au cours de
la combustion puis poussés vers d’autres contrées et
d’autres pays par les vents dominants. On estime que
cette forme sèche représente la moitié de toute l’acidité
de l’atmosphère. Ces substances se répandent dans
les sols aussi bien que dans les lacs et les cours
d’eau. Celles qui se retrouvent sur la végétation sont
ensuite entraînées par les pluies, ce qui acidifie l’eau.
En haut à gauche : les cheminées d’une usine de nickel crachent
leurs fumées dans l'atmosphère à Norilsk, en Sibérie. Les
émanations sulfurées se déposent aux alentour de l'usine sous la
forme d'une fine poussière qui empoisonne la faune. Les oxydes
de soufre, une fois dissous dans l'humidité atmosphérique, sont
l'une des causes majeures des pluies acides.
Ci-contre : une forêt de conifères du mont Mitchell, en Caroline
du Nord (États-Unis), aux arbres rongés par les pluies acides.
Les arbres, et plus particulièrement les conifères, sont extrêmement
vulnérables face aux pluies acides, qui tendent à provoquer un
dépérissement terminal.
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