Le xixe siècle : l’influence
des navigateurs
L'essor de la colonisation et du commerce qui se
pnxluisit aux xvtiF et xix* siècles est très certainement
à l'origine de l'invention, de la mise au point et de
l’usage pratique des premiers instruments de mesure
météorologiques, ainsi que des progrès de la
compréhension des phénomènes atmosphériques.
En 1806. l'amiral britannique Francis Beaufort créa
f échelle qui porte son nom pour mesurer la force des
vents. À l'époque, son emploi ne fit pas l'unanimité,
mais l'échelle de Beaufort fut néanmoins adoptée
par la Royal Navy en 1838 ; depuis lors, l'expérience
a montré combien elle est d'une précieuse utilité.
Peu après les travaux de Beaufort, le capitaine de
la marine britannique (puis amiral) Robert Fitzroy
mit au point un type de baromètre susceptible d'être
produit en grande série, qui fut distribué dans tous
les ports des îles Britanniques. Il avait observé que
les systèmes atmosphériques tendaient à se déplacer
d'ouest en est, et que les dépressions pouvaient être
suivies « à la trace » au moyen d’un réseau atlantique
de stations météorologiques. L’invention du télégraphe
facilita grandement la diffusion des informations.
Une fois nommé à la tête des services météorologiques
de la Couronne britannique, Fizroy fut à même de
fournir les premières prévisions météorologiques
concernant son pays ; dans le même temps, le
capitaine Matthew Maury créait un système comparable
aux États-Unis. La France n’était pas en reste.
Les prévisions de Fitzroy furent publiées dans le
Times à partir de I860. La reine Victoria demanda
un bulletin à la veille d aller en villégiature dans l'île
de Wight. Malgré quelques échecs, ce système fut
approuvé ; il devait constituer la base des prévisions
météo modernes. Son baromètre est toujours utilisé.
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