Les sécheresses
La sécheresse se définit sans doute au mieux comme
étant une période marquée par des précipitations
inférieures à la normale. Il est difficile d’être plus
précis que cela - aux États-Unis, par exemple, on
considère comme sécheresse une période d’un mois
ou plus avec moins de 30 % des précipitations
normales, alors qu’au Royaume-Uni, le même terme
s’appliquera à une période de trois semaines.
Dans certains pays, la sécheresse fait partie du
quotidien et la population a appris à vivre avec.
Dans d’autres, les sécheresses périodiques causent
le chaos. Leurs effets peuvent être dévastateurs : les
cultures détruites causent des difficultés économiques,
voire des décès ou des maladies dues à la malnutrition.
L’impact sur l’environnement est également ravageur :
érosion des sols, destruction massive des habitats
(dont pâtissent les végétaux comme les animaux).
Des sécheresses persistantes favorisent l’apparition
de feux de brousse et des tempêtes de poussière.
La sécheresse qui sévit en Europe occidentale en
1976 aurait été provoquée par une circulation du jetstream s’effectuant plus au nord qu’à l’habitude, sous
l’effet d’un « anticyclone bloquant », système de
hautes pressions particulièrement développé établi
pendant plusieurs mois sur une grande partie du
nord-ouest de l’Europe. Les systèmes dépressionnaires
se déplaçant vers l’est furent repoussés vers le nord par
les hautes pressions puis entraînés par le courant-jet.
Cette situation aggrava le problème né en 1975, année
particulièrement sèche. La sécheresse de 1976 se
Ci-contre : ce pin de Jeffrey, dans le parc national de Yosemite,
en Californie, a gravement souffert du manque d'eau.
Page ci-contre, en haut : la boue desséchée et craquelée dans le
bassin inondable de l'Orange River en Afrique du Sud. Certaines
contrées d’une même région reçoivent moins d'eau que d'autres.
Page ci-contre, au centre : un navire de la mer d'Aral échoué dans
les dunes. La mer intérieure d’Aral était alimentée par des cours
d'eau mais dans les années 1930 ceux-ci furent détournés pour
l’irrigation des cultures. La mer recevant moins d'eau, elle se
rétrécit du fait de l’évaporation. Sa superficie a été divisée par
deux depuis les années 1960, et sa salinité a augmenté. Là où
naguère s'étendaient de prospères bourgs de pêcheurs, des villes
fantômes se dressent dans un écosystème terriblement dégradé.
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