PHÉNOMÈNES MÉTÉO EXTRÊMES
Inondations au Bangladesh
Le Bangladesh est le pays que l’on associe le plus à
la notion d’inondations catastrophiques. De par sa
géographie physique en effet, il est particulièrement
exposé aux conséquences des crues qui sévissent
régulièrement dans la région.
Le Bangladesh est sis en bordure du golfe du
Bengale, là où celui-ci s’étrécit au niveau du delta
du Gange. Au nord se dresse l’Himalaya, aux glaces
et neiges éternelles. Quelque 150 cours d’eau
sillonnent le pays, dont le Gange lui-même et ses
deux grands affluents que sont le Brahmapoutre
et le Meghna. Plus de la moitié du Bangladesh est
à moins de 5 m au-dessus de niveau de la mer ;
chaque année s’y abattent les pluies torrentielles qui
accompagnent la mousson.
Le Bangladesh est, avec ses 160 millions d’habitants,
l’un des pays les plus densément peuplés ; c’est aussi
l’un des plus pauvres. De nombreux Bangladais
subsistent à grand-peine dans une région du delta
aussi fragile que dynamique - les inondations
naturelles font que d’innombrables îles et défluents y
voient leur configuration et leur position se modifier.
Les crues sont donc un mal nécessaire : elles
fournissent l’eau indispensable à l'irrigation des
cultures et apportent des limons fertiles.
On estime toutefois que les activités humaines
dans l’Himalaya, et notamment la déforestation sur le
cours supérieur des fleuves et rivières, aggravent les
problèmes posés par les crues en aval. La disparition
des arbres empêche l'absorption de l'eau par la
végétation et favorise l'érosion des beiges. Les cours
d’eau en aval se chargent davantage d’alluvions et
sont moins à même de recevoir des apports
supplémentaires d'eau lorsque surviennent les crues.
De plus, la faible altitude des terres du Bangladesh
rend le pays vulnérable aux ondes de tempête
associées aux cyclones tropicaux (ouragans, typhons)
qui touchent souvent la région. Ces eaux évidemment
salines ont pour effet néfaste d'accroître la salinité
des sols, jusqu'à les rendre inexploitables.
En 1991, des inondations majeures dues à une
accumulation de facteurs (dont une onde de tempête
de 6 m de hauteur qui noya les terres) se soldèrent
par un terrible bilan humain : 125 (XX) personnes
périrent, par noyade pour nombre d'entre eux, mais
aussi d’épidémies dues à la catastrophe.
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