PLANÈTE MÉTÉO
Les averses de grêle
En mai 2000, le pire orage de grêle en plus de 30 ans
frappa des régions de l'Illinois, aux États-Unis. Des
grêlons dont la taille allait de celle d'une balle de golf
à celle d’une balle de tennis s’abattirent. Quelque
1(M> 000 foyers furent prives d’électricité, la circulation
des trains fut pertufhée, tout comme les liaisons
aériennes. Par endroits, la couche de grêlons atteignait
près de 10 cm d’épaisseur. À quelque temps de là,
en Chine, dans la province du Hainan. 25 personnes
trouvèrent la mort et des centaines furent blessées
par une violente tempête de grêle.
Les averses de grêle moins dévastatrices sont
courantes. Les grêlons n’ont habituellement que
quelques millimètres de diamètre, mais ils atteignent
parfois 15 an. pour un poids de plus de 500 g. Les
grêlons de la grosseur d'un petit pois à une balle
de golf, n'ont rien d'exceptionnel.
La grêle se forme dans les nuages d'orage quand
une lx>nne proportion de ceux-ci est à une température
inférieure à 0 °C. La croissance des grêlons est
maximale vers -13 °C. La période la plus propice se
situe au début de l’été, aux latitudes moyennes. Les
températures au sol sont alors assez élevées pour
favoriser l'instabilité atmosphérique associée aux
orages, alors que la haute atmosphère est encore assez
froide pour qu'il y ait présence de glace. Bien que
les orages soient plus fréquents sous les tropiques
qu'aux latitudes moyennes, la grêle y est plus rare,
car l'atmosphère y est plus chaude en altitude.
Lorsque des noyaux de condensation sont présents
dans l'atmosphère, l’eau en surfusion dans les nuages
gèle à leur contact. Dans les nuages qui contiennent
un grand nombre de gouttelettes surfondues, les
noyaux glaçogènes croissent rapidement aux dépens
des gouttes liquides. La chaleur latente dégagée par
la congélation est ensuite susceptible de faire fondre
la couche externe du grêlon. Cette enveloppe liquide
permet alors au grêlon d’accumuler d’autres grêlons
plus petits, en sus des gouttelettes surfondues, de
sorte qu’il grossit. Les ascendances au sein de l’orage
s'emparent du grêlon, qui gèle et fond. Ce processus
peut intervenir à de multiples reprises : le grêlon
grossit de plus en plus. Une fois que le grêlon est
devenu trop lourd pour être soutenu par l’ascendance,
il tombe du nuage. Si l’on coupe en deux un grêlon,
on y distingue une série de couches concentriques
(comme celles d'un oignon). Ces anneaux permettent
de calculer combien de fois le grêlon a été emporté
au sommet du nuage avant de finalement tomber
au sol.
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