PLANÈTE MÉTÉO
LES EFFETS DE LA MÉTÉO
Les réactions humaines
Le climat et le temps qu’il fait ont-ils une influence
sur le comportement des êtres humains? Des indices
concordants tendent à montrer qu’il en va bien ainsi.
De toute évidence, on se sent mieux lorsque le
soleil brille, et ce en été comme en hiver. À l'inverse,
le manque d'ensoleillement serait à l’origine de la
• déprime hivernale -, plus correctement appelée
- dépression hivernale • ou ■ trouble affectif saisonnier(TAS). Lt lumière du soleil stimule l'hypothalamus,
partie du cerveau qui commande diverses fonctions
de l'organisme, dont l'humeur, l’activité et le sommeil.
Faute d une exposition suffisante au soleil, ces
fonctions ralentissent et l’on se sent léthargique
ou déprimé.
C'est sous les latitudes les plus extrêmes que
l'incidence du TAS est la plus élevée. Des recherches
montrent qu'en Alaska, quelque 10 % de la population
souffriraient de ce trouble, qui n'atteint qu'une
personne sur 100 en Floride.
Le traitement repose naturellement sur un apport
de lumière (photothérapie ou luminothérapie), effectué
au moyen d'un caisson lumineux. Les personnes
atteintes de dépression hivernale les utilisent plusieurs
heures par jour afin de contrebalancer les effets des
longues nuits d'hiver.
Le vent
Quand on demande à un enseignant de quelle façon
les journées venteuses affectent ses élèves, il répond
que ceux-ci sont nettement plus excités. À une autre
échelle, les vents saisonniers ont la réputation d’être
des « vents mauvais ». Le foehn (en Europe), ou le
chinook (aux États-Unis) peuvent provoquer des
variations de température de quelque 15 °C en
moins de deux heures. Dans le Midi de
la France, on pense que la saison du mistral coïncide
avec un accroissement du nombre de suicides. Selon
une étude réalisée en 2004 par l’institut Allensbach
en Allemagne, un tiers des personnes interrogées
jugeaient que le foehn avait une influence néfaste
sur leur santé. Si l’on ne s’explique pas pleinement
ces effets, on estime cependant qu’ils seraient liés
à la charge électrique dans l’atmosphère. Les
personnes exposées à des ions négatifs dans l’air
se sentent pleines d’énergie et de pensées positives
(et vice versa). Or, des vents tels que le foehn
et le chinook sont chargés positivement.
Dans les sociétés postindustrielles, on passe
de plus en plus de temps à l’intérieur de bâtiments
dotés du chauffage central ou de l’air conditionné,
de sorte que l’organisme est moins exposé aux
changements de temps - il serait donc moins capable
de s’adapter aux variations météorologiques.
Ci-contre : cette femme lit un livre lors d'une
séance de photothérapie devant un écran
lumineux. La photothérapie est employée pour
traiter le jel-log (syndrome du décalage horaire),
ainsi que le trouble affectif saisonnier (TAS),
caractérisé par une dépression hivernale liée au
raccourcissement des journées. En exposant le
patient à une forte lumière pendant plusieurs
heures chaque jour, l'on parvient à donner à
l'organisme l'impression qu'il bénéficie de
journées plus longues.
108
LES EFFETS DE LA MÉTÉO
Les réactions humaines
Le climat et le temps qu’il fait ont-ils une influence
sur le comportement des êtres humains? Des indices
concordants tendent à montrer qu’il en va bien ainsi.
De toute évidence, on se sent mieux lorsque le
soleil brille, et ce en été comme en hiver. À l'inverse,
le manque d'ensoleillement serait à l’origine de la
• déprime hivernale -, plus correctement appelée
- dépression hivernale • ou ■ trouble affectif saisonnier(TAS). Lt lumière du soleil stimule l'hypothalamus,
partie du cerveau qui commande diverses fonctions
de l'organisme, dont l'humeur, l’activité et le sommeil.
Faute d une exposition suffisante au soleil, ces
fonctions ralentissent et l’on se sent léthargique
ou déprimé.
C'est sous les latitudes les plus extrêmes que
l'incidence du TAS est la plus élevée. Des recherches
montrent qu'en Alaska, quelque 10 % de la population
souffriraient de ce trouble, qui n'atteint qu'une
personne sur 100 en Floride.
Le traitement repose naturellement sur un apport
de lumière (photothérapie ou luminothérapie), effectué
au moyen d'un caisson lumineux. Les personnes
atteintes de dépression hivernale les utilisent plusieurs
heures par jour afin de contrebalancer les effets des
longues nuits d'hiver.
Le vent
Quand on demande à un enseignant de quelle façon
les journées venteuses affectent ses élèves, il répond
que ceux-ci sont nettement plus excités. À une autre
échelle, les vents saisonniers ont la réputation d’être
des « vents mauvais ». Le foehn (en Europe), ou le
chinook (aux États-Unis) peuvent provoquer des
variations de température de quelque 15 °C en
moins de deux heures. Dans le Midi de
la France, on pense que la saison du mistral coïncide
avec un accroissement du nombre de suicides. Selon
une étude réalisée en 2004 par l’institut Allensbach
en Allemagne, un tiers des personnes interrogées
jugeaient que le foehn avait une influence néfaste
sur leur santé. Si l’on ne s’explique pas pleinement
ces effets, on estime cependant qu’ils seraient liés
à la charge électrique dans l’atmosphère. Les
personnes exposées à des ions négatifs dans l’air
se sentent pleines d’énergie et de pensées positives
(et vice versa). Or, des vents tels que le foehn
et le chinook sont chargés positivement.
Dans les sociétés postindustrielles, on passe
de plus en plus de temps à l’intérieur de bâtiments
dotés du chauffage central ou de l’air conditionné,
de sorte que l’organisme est moins exposé aux
changements de temps - il serait donc moins capable
de s’adapter aux variations météorologiques.
Ci-contre : cette femme lit un livre lors d'une
séance de photothérapie devant un écran
lumineux. La photothérapie est employée pour
traiter le jel-log (syndrome du décalage horaire),
ainsi que le trouble affectif saisonnier (TAS),
caractérisé par une dépression hivernale liée au
raccourcissement des journées. En exposant le
patient à une forte lumière pendant plusieurs
heures chaque jour, l'on parvient à donner à
l'organisme l'impression qu'il bénéficie de
journées plus longues.
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