Le pouvoir de
refroidissement du vent
Si vous avez déjà remarqué combien il semble faire
plus froid lorsque le vent souffle et vous « transperce »,
alors vous avez fait l’expérience du pouvoir de
refroidissement du vent. L’indice de refroidissement
éolien mesure la quantité de chaleur perdue au niveau
de la peau sur laquelle souffle le vent, c’est-à-dire
la sensation de froid accrue en conséquence du vent.
Ainsi, lorsque la température est de 0 °C, un vent
de 10 nœuds donne la sensation qu’il fait -5 °C. Que
le vent forcisse à 25 nœuds, et l’on aura l'impression
que la température est descendue à -12 °C.
Cette notion d’indice de refroidissement éolien fut
mise en œuvre pour prendre en compte les conditions
qu’étaient susceptibles de rencontrer les personnes
en mission dans {’Antarctique, où se posait avec acuité
le problème des engelures - des recherches montrèrent
que la vitesse du vent était un facteur crucial dans
leur éventuelle apparition. Les scientifiques perçurent
qu’il était tout à fait possible de travailler par des
températures aussi basses que -40 °C, mais qu’il
suffisait d’une vitesse du vent de 3 ou 4 nœuds pour
que la situation change du tout au tout.
L’un des exemples les plus extrêmes d’indice
de refroidissement du vent est intervenu en 1977
aux États-Unis, alors que la ville de Cincinnatti
enregistrait -25 °C, un record depuis le début des
relevés en 1820 ; au matin du 28 janvier, Minneapolis
enregistrait pour sa part une température apparente
(froid ressenti) de -61 °C !
En haut à droite : un scientifique mesure la vitesse du vent en
Antarctique au moyen d'un anémomètre portatif. Cet appareil
est muni de plusieurs coupelles qui tournent sous l'effet du vent
Plus la rotation des coupelles est rapide et plus l'anémomètre
indique une vitesse du vent élevée.
Ci-contre : l'indice de refroidissement éolien est la température
apparente ressentie sur la peau sous l'effet combiné de la
température de l'air et de la force du vent Excepté aux
températures les plus élevées, l'indice éolien est toujours plus
bas que la température de l’air, car le vent accroît l'évaporation
de l'humidité sur la peau et arrache une part de sa chaleur
à l'organisme.
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