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Microbiologie pratique pour le laboratoire d’analyses ou de contrôle sanitaire
6.1.1. Botulisme humain
• Une étude épidémiologique de Carlier et al. (2001) sur le botulisme en
France entre 1998 et 2000 permet de mieux cerner le botulisme humain et
animal.
Le nombre de foyers de botulisme humain a été de 14 (avec 16 cas) en 1998,
de 19 foyers (avec 26 cas) en 1999 et de 12 foyers (14 cas) en 2000. Les foyers
de botulisme avec analyses des aliments suspects ont révélé, dans certains cas,
l’origine du botulisme :
- jambon séché de préparation familiale : botulisme de type B (cinq foyers en
3 ans), le plus fréquent en France et en Europe, associé notamment à la consommation de charcuteries, de jambon non cuit ;
- soupe industrielle de poisson : botulisme de type A (un foyer en 3 ans), associé en général à des conserves de végétaux souillés par de la terre ;
-
suspicion de boudin industriel : botulisme de type AB (un foyer en 3 ans);
- suspicion d'une marinade de poisson de préparation familiale : botulisme de
type E (deux foyers en 3 ans), associé dans les régions nordiques de l’hémisphère
Nord (Alaska, Canada, Scandinavie, parties Nord de l’Europe, de l’Asie et du
Japon) aux poissons fumés ou fermentés et autres produits de la mer.
• Un aperçu pour l’année 1997 sur le botulisme au Canada (Austin et al.,
1999) indique que sept foyers de botulisme de type E ( 18 cas) ont été enregistrés
dans le Relevé des maladies transmissibles au Canada (RMTC). Clostridium
botulinum de type E a été retrouvé ou suspecté dans des aliments inuits fermentés
traditionnels (phoque igunaq, chair de béluga, graisse de caribou, saumon
fumé...).
• Même si le botulisme est une maladie rare en France, la surveillance
s impose au niveau alimentaire compte tenu de l’apparition des nouvelles
générations de conservation des aliments, des échanges commerciaux avec
d’autres pays...
6.1.2. Botulisme animal
Le CNR a détecte pour la période 1998-2000 des foyers de botulisme animal
chez des bovins, des oiseaux d’élevage, des oiseaux sauvages, des animaux tels
que le chien, le sanglier, le chevreuil, le vison. Les types C et D sont les plus :
fréquemment rencontrés, et parfois le type E; ainsi, au cours de l’hiver 1997- ç
B)98. dans le Pas-de-Calais, des mouettes ont contracté le botulisme de type E, ;
apres s être nourries, semble-t-il, sur une décharge de déchets de poissonneries I
(Carlier et al., 2001).
Le Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF, 2000) a rendu un ’ •
avis relatif a la levée d'interdiction de la pêche de loisirs dans le lac de Créteil |
paru au Bulletin officiel de la DCCRF (n° 11 du 18 octobre 2000). Une interdic- |
non avait cte prise concernant la pêche dans ce lac, suite à la détection d’une •
mortalité anormale d’oiseaux victimes d’un botulisme de type C. Par ailleurs, des ।
H1dn m a‘e? rcVé,é ,a présence de sPores et de toxines botuliniques de type \ ,
• t et L dans les poissons du lac. Les cas humains de botulisme à Cl. botulinum ;
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