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Les littoraux
Fig. 16. — La grande flèche
de la baie des Tigres,
en Angola, avant la coupure
de sa racine en 1962
(d’après A. Guilcher, 1974).
rapide (20 m/an en moyenne); une dérive littorale bien marquée induite par les
houles dominantes de l’ouest et du nord-ouest; la présence de faibles profondeurs.
Les flèches littorales peuvent atteindre de grandes longueurs. Sur la côte du
Sénégal, la langue de Barbarie, large de 200 à 500 m, mesurait 25 km en 1959 (sa
longueur n’était que de 2,5 km trois siècles plus tôt), avant d’être victime d’une
rupture. Sur le rivage de l’Angola où les flèches reçoivent le nom de restinga, celle
de Palmeirinhas est longue de 34 km et celle de la baie des Tigres, avant d’être
coupée à sa racine en 1962, avait un développement de 37 km (fig. 16). L’insularisation de cette dernière s’explique par un phénomène fréquent, l’érosion de son
pédoncule à partir du moment où la construction a atteint une certaine longueur.
On appelle fulcrum le point, mobile avec le temps dans le sens de la croissance de
la flèche, qui sépare la partie en cours d’érosion de celle en voie d’accrétion.
Sur la côte nord-ouest de la mer d’Azov, on a décrit des flèches qui sont
aussi très longues (entre 12 et 45 km) et qui présentent une double originalité :
d’une part, elles montrent une obliquité marquée par rapport au rivage, d’autre
part l’espacement entre chaque construction est relativement régulier : il est de
Tordre de 40 à 50 km.
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