Les plages
43
© armand
colin.
La
photocopie non
autorisée est un aent.
Fig. 15. — Évolution de la
côte d’Arvert et de la flèche de
la Coubre, au nord de
l'embouchure de la Gironde,
entre 1825 et 1965
(d’après le Laboratoire central
d’hydraulique de France).
Baltique, à l’est de la Vistule, créant des Haffen, ou de vallées ennoyées par la
mer, comme sur la côte ukrainienne de la mer Noire, formant des limans. D’autres
flèches prolongent des plages au sens classique du terme. Leur pointe libre est
souvent recourbée en forme d’hameçon par les effets combinés de la réfraction et
de la diffraction de la houle. Elles s’allongent dans le sens de la dérive littorale
principale, par adjonction de crochets successifs qui lui donnent, sur son côté
tourné vers la terre, un tracé barbelé caractéristique. Ainsi, la pointe d’Arçay, sur
la côte de Vendée, montre une série de crochets rabattus vers le sud-est, chacun
résultant de l’engraissement, de l’émersion, et de la dunification d'une crête
prélittorale.
L’évolution morphologique des flèches à pointe libre peut être rapide. Par
exemple, la pointe de la Coubre, située au nord de l’embouchure de la Gironde, a
connu d’importantes transformations depuis le xixe siècle (fig. 15). Elle s’est
d’abord développée vers le sud à une vitesse de l’ordre de 15 à 20 m par an jusqu’à
ce que sa progression soit arrêtée par un chenal de navigation de la Gironde. La
flèche s’est alors incurvée vers le nord-est, la partie distale étant alimentée par
l’érosion de la façade occidentale de sa racine. Trois conditions expliquent la
formation de la flèche de la Coubre. Elles ont une valeur générale. Ce sont : une
abondante alimentation en sable à partir de la côte d’Arvert en cours de recul
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© armand
colin.
La
photocopie non
autorisée est un aent.
Fig. 15. — Évolution de la
côte d’Arvert et de la flèche de
la Coubre, au nord de
l'embouchure de la Gironde,
entre 1825 et 1965
(d’après le Laboratoire central
d’hydraulique de France).
Baltique, à l’est de la Vistule, créant des Haffen, ou de vallées ennoyées par la
mer, comme sur la côte ukrainienne de la mer Noire, formant des limans. D’autres
flèches prolongent des plages au sens classique du terme. Leur pointe libre est
souvent recourbée en forme d’hameçon par les effets combinés de la réfraction et
de la diffraction de la houle. Elles s’allongent dans le sens de la dérive littorale
principale, par adjonction de crochets successifs qui lui donnent, sur son côté
tourné vers la terre, un tracé barbelé caractéristique. Ainsi, la pointe d’Arçay, sur
la côte de Vendée, montre une série de crochets rabattus vers le sud-est, chacun
résultant de l’engraissement, de l’émersion, et de la dunification d'une crête
prélittorale.
L’évolution morphologique des flèches à pointe libre peut être rapide. Par
exemple, la pointe de la Coubre, située au nord de l’embouchure de la Gironde, a
connu d’importantes transformations depuis le xixe siècle (fig. 15). Elle s’est
d’abord développée vers le sud à une vitesse de l’ordre de 15 à 20 m par an jusqu’à
ce que sa progression soit arrêtée par un chenal de navigation de la Gironde. La
flèche s’est alors incurvée vers le nord-est, la partie distale étant alimentée par
l’érosion de la façade occidentale de sa racine. Trois conditions expliquent la
formation de la flèche de la Coubre. Elles ont une valeur générale. Ce sont : une
abondante alimentation en sable à partir de la côte d’Arvert en cours de recul
