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Les littoraux
A : plage de fond de baie. B : plage ouverte. C : tombolo. D : flèche. E : saillant triangulaire.
F : île-barrière.
Les petites flèches indiquent le sens de la dérive littorale.
C’est ainsi que des plages en arc de cercle se forment souvent dans le fond des
baies et des golfes, non seulement parce que des cours d’eau peuvent y déboucher,
apportant à la mer une charge solide appréciable, mais surtout parce que la réfraction de la houle s’y traduit généralement par un affaiblissement de l’énergie des
vagues. Là où une dérive littorale active charrie en abondance des sédiments, ceuxci se déposent en partie, constituant parfois de longues plages, au tracé concave
largement ouvert vers la mer, qui s’appuient sur des pointements rocheux et qui
isolent fréquemment des lagunes (côte languedocienne). Des plages peuvent donc
se former en dehors d’une situation d’abri. La côte rectiligne des Landes, qui se
suit sur plus de 200 km, en donne un bon exemple.
Les flèches sont des plages d’un type particulier puisqu’elles ne s’adossent pas
sur toute leur longueur contre des affleurements rocheux. Leur existence tient
avant tout à une dérive littorale bien alimentée en matériaux.
Une flèche unissant une île à la côte voisine reçoit le nom de tombolo. L’île
constitue un obstacle qui amortit la houle, d’où un ralentissement de la dérive qui
doit alluvionner. En France, les tombolos de Quiberon (tombolo simple), en
Bretagne, et de Giens (tombolo double), près de Toulon, sont bien connus. La
rencontre de deux dérives littorales de sens opposé peut donner un saillant triangulaire, comme celui, souvent cité, de Dungeness (Angleterre), sur le Pas-de-Calais.
Il existe aussi des flèches qui sont ancrées sur la terre ferme à l’une de leurs
extrémités tandis que l’autre est libre. Certaines, auxquelles on donne parfois le
nom de poulier, barrent l’entrée de baies, par exemple sur le rivage de la mer
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