3. Les plages
Les plages qui constituent le fondement du tourisme balnéaire, si développé
aujourd’hui, sont dynamiques par leur nature même. Aussi, plus que d’autres
formes littorales, sont-elles sensibles aux perturbations que les aménagements
introduisent.
A. Les matériaux des plages
© ARMAND
COLIN.
L a p n o iO C U p ie l
lu i l
a u iu u o c o
Les plages correspondent à des rivages où se déposent des sédiments dont la
taille est supérieure à celle des constituants de la vase. Il s’agit de sables fins à grossiers (0,2 à 2 mm), de granules et de graviers (2 mm à 2 cm), de galets (2 à 20 cm),
voire de blocs (plus de 20 cm). Ces matériaux ne sont pas unis par un ciment : ils
sont meubles. Seuls les sables mouillés présentent une certaine cohésion, mais
celle-ci ne s’oppose pas à leur mise en mouvement sous l’effet de l’agitation de
l’eau de mer. Les sédiments d’une plage sont caractérisés par leur mobilité, perpendiculairement au rivage sous l’action des vagues et parallèlement à lui sous celle de
la dérive littorale, née de l’obliquité de la houle par rapport au trait de côte.
Il existe des plages constituées uniquement de sable et, dans ce cas, elles sont
souvent bordées à l’arrière par des dunes. Le quartz est alors fréquemment le constituant essentiel du sable. Dans les régions volcaniques, les grains sont faits de
fragments de roches éruptives de couleur plutôt sombre. Sur les bords des mers
chaudes, l’abondance des débris coquilliers, et dans certains cas d’oolithes, donne
au contraire une teinte claire. On rencontre aussi des plages composées exclusivement de galets pour lesquelles A. Guilcher a suggéré l’appellation de grève. Enfin,
il est des plages qui rassemblent à la fois des sables et des galets. Dans ce cas, les
éléments les plus grossiers sont accumulés dans la partie haute de l’estran, les plus
fins dans la partie basse. Ce triage s’explique par l’inégale énergie des houles.
Le mouvement de va-et-vient des vagues — le jet de rive et la nappe de retrait
— donne aux sédiments des plages un façonnement spécifique; grains de sable aux
contours émoussés et à l’aspect luisant; galets fortement usés, de forme sphérique
ou discoïde.
B. Les types de plages
Il se forme une plage toutes les fois que la quantité de matériaux disponibles sur
un rivage surpasse le volume de sédiments que les vagues et les courants littoraux
sont capables de déplacer (fig. 14). L’accumulation l’emporte alors sur l’érosion.
Les plages qui constituent le fondement du tourisme balnéaire, si développé
aujourd’hui, sont dynamiques par leur nature même. Aussi, plus que d’autres
formes littorales, sont-elles sensibles aux perturbations que les aménagements
introduisent.
A. Les matériaux des plages
© ARMAND
COLIN.
L a p n o iO C U p ie l
lu i l
a u iu u o c o
Les plages correspondent à des rivages où se déposent des sédiments dont la
taille est supérieure à celle des constituants de la vase. Il s’agit de sables fins à grossiers (0,2 à 2 mm), de granules et de graviers (2 mm à 2 cm), de galets (2 à 20 cm),
voire de blocs (plus de 20 cm). Ces matériaux ne sont pas unis par un ciment : ils
sont meubles. Seuls les sables mouillés présentent une certaine cohésion, mais
celle-ci ne s’oppose pas à leur mise en mouvement sous l’effet de l’agitation de
l’eau de mer. Les sédiments d’une plage sont caractérisés par leur mobilité, perpendiculairement au rivage sous l’action des vagues et parallèlement à lui sous celle de
la dérive littorale, née de l’obliquité de la houle par rapport au trait de côte.
Il existe des plages constituées uniquement de sable et, dans ce cas, elles sont
souvent bordées à l’arrière par des dunes. Le quartz est alors fréquemment le constituant essentiel du sable. Dans les régions volcaniques, les grains sont faits de
fragments de roches éruptives de couleur plutôt sombre. Sur les bords des mers
chaudes, l’abondance des débris coquilliers, et dans certains cas d’oolithes, donne
au contraire une teinte claire. On rencontre aussi des plages composées exclusivement de galets pour lesquelles A. Guilcher a suggéré l’appellation de grève. Enfin,
il est des plages qui rassemblent à la fois des sables et des galets. Dans ce cas, les
éléments les plus grossiers sont accumulés dans la partie haute de l’estran, les plus
fins dans la partie basse. Ce triage s’explique par l’inégale énergie des houles.
Le mouvement de va-et-vient des vagues — le jet de rive et la nappe de retrait
— donne aux sédiments des plages un façonnement spécifique; grains de sable aux
contours émoussés et à l’aspect luisant; galets fortement usés, de forme sphérique
ou discoïde.
B. Les types de plages
Il se forme une plage toutes les fois que la quantité de matériaux disponibles sur
un rivage surpasse le volume de sédiments que les vagues et les courants littoraux
sont capables de déplacer (fig. 14). L’accumulation l’emporte alors sur l’érosion.
