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Les littoraux
qui les alimente. Ils sont perpendiculaires à la côte lorsqu’ils naissent de la
rencontre de deux dérives littorales de sens opposé. Mais ils sont le plus souvent
obliques et, dans ce cas, leur localisation, variable dans le temps et dans l’espace,
dépend de plusieurs facteurs. On a remarqué qu’une dérive littorale dont la vitesse
va s’accroissant peut s’éloigner brusquement du rivage en passant par un ensellement dans la zone du déferlement des vagues. Des irrégularités dans le tracé du trait
de côte sont aussi capables de défléchir la dérive littorale, tout comme sont susceptibles de le faire les épis que l’on place sur les plages pour aider à leur engraissement.
Enfin, il arrive que des courants d’arrachement naissent des ondulations topographiques qui caractérisent l’espace infralittoral, telles les rides, barres et dépressions,
parallèles ou obliques par rapport au rivage. Mais on peut également se demander si
ces formes ne sont pas elles-mêmes dues à l’action de ces courants d’arrachement
dont le rôle morphogénique serait alors renforcé par des rétroactions positives.
Il est en tout cas certain que les courants d’arrachement exercent une action
érosive sur les fonds meubles. Ils sont aptes à creuser des sillons de 1 à 3 m de
profondeur dans lesquels il ne reste qu’un pavage de gros galets. Surtout, ils sont
capables de transporter des sables assez loin du rivage pour que les houles ne puissent plus les remettre en mouvement et les ramener à la côte. Ces sédiments sont
alors perdus pour le prisme sédimentaire littoral. Parfois même, ils vont s’accumuler à de grandes profondeurs lorsque le talus continental est proche ou que des
canyons sous-marins ont leur tête à proximité de la côte.
D. Les marées et les courants de marée
Il n’entre pas dans le cadre de cet ouvrage de parler longuement de l’origine des
marées qui ont une cause fondamentalement astronomique puisqu’elles résultent
de l’effet direct des forces de gravitation exercées par la lune et le soleil sur
l’hydrosphère marine. Mais elles subissent aussi, par un phénomène de résonance,
l’influence de la forme des bassins océaniques et elles sont encore modifiées à
l’approche des côtes par la topographie des fonds marins et le tracé des rivages. Il
convient surtout de rappeler que les variations de niveau de la mer induites par les
marées et que les courants engendrés par elles ont des effets sur l’évolution
morpho-sédimentaire des littoraux.
La dimension verticale de la marée, c’est-à-dire la répétition continuelle de la
montée et de la baisse du niveau de la mer, est d’abord à considérer. Plusieurs
éléments sont à prendre en compte à ce propos. Il y a d’abord la période des
marées qui peut être de type semi-diurne (deux hautes mers et deux basses mers en
un peu plus de 24 heures), diurne (une haute mer et une basse mer par jour),
régime le moins répandu, ou mixte (combinaison des deux types précédents, avec
prédominance de l’un ou l’autre suivant les cas), situation fréquente sur les côtes
de 1 océan Pacifique. L’amplitude ou marnage est un caractère essentiel des marées
qui varie dans le temps (pendant les mortes-eaux le marnage est plus faible que
pendant les vives-eaux) et dans l’espace (côtes microtidales avec un marnage
moyen inférieur à 2 m, côtes mésotidales avec un marnage moyen compris entre 2
et 4 m, côtes macrotidales avec un marnage moyen supérieur à 4 m). Il faut enfin
prendre en compte la pente du rivage car elle intervient, conjointement avec le
Les littoraux
qui les alimente. Ils sont perpendiculaires à la côte lorsqu’ils naissent de la
rencontre de deux dérives littorales de sens opposé. Mais ils sont le plus souvent
obliques et, dans ce cas, leur localisation, variable dans le temps et dans l’espace,
dépend de plusieurs facteurs. On a remarqué qu’une dérive littorale dont la vitesse
va s’accroissant peut s’éloigner brusquement du rivage en passant par un ensellement dans la zone du déferlement des vagues. Des irrégularités dans le tracé du trait
de côte sont aussi capables de défléchir la dérive littorale, tout comme sont susceptibles de le faire les épis que l’on place sur les plages pour aider à leur engraissement.
Enfin, il arrive que des courants d’arrachement naissent des ondulations topographiques qui caractérisent l’espace infralittoral, telles les rides, barres et dépressions,
parallèles ou obliques par rapport au rivage. Mais on peut également se demander si
ces formes ne sont pas elles-mêmes dues à l’action de ces courants d’arrachement
dont le rôle morphogénique serait alors renforcé par des rétroactions positives.
Il est en tout cas certain que les courants d’arrachement exercent une action
érosive sur les fonds meubles. Ils sont aptes à creuser des sillons de 1 à 3 m de
profondeur dans lesquels il ne reste qu’un pavage de gros galets. Surtout, ils sont
capables de transporter des sables assez loin du rivage pour que les houles ne puissent plus les remettre en mouvement et les ramener à la côte. Ces sédiments sont
alors perdus pour le prisme sédimentaire littoral. Parfois même, ils vont s’accumuler à de grandes profondeurs lorsque le talus continental est proche ou que des
canyons sous-marins ont leur tête à proximité de la côte.
D. Les marées et les courants de marée
Il n’entre pas dans le cadre de cet ouvrage de parler longuement de l’origine des
marées qui ont une cause fondamentalement astronomique puisqu’elles résultent
de l’effet direct des forces de gravitation exercées par la lune et le soleil sur
l’hydrosphère marine. Mais elles subissent aussi, par un phénomène de résonance,
l’influence de la forme des bassins océaniques et elles sont encore modifiées à
l’approche des côtes par la topographie des fonds marins et le tracé des rivages. Il
convient surtout de rappeler que les variations de niveau de la mer induites par les
marées et que les courants engendrés par elles ont des effets sur l’évolution
morpho-sédimentaire des littoraux.
La dimension verticale de la marée, c’est-à-dire la répétition continuelle de la
montée et de la baisse du niveau de la mer, est d’abord à considérer. Plusieurs
éléments sont à prendre en compte à ce propos. Il y a d’abord la période des
marées qui peut être de type semi-diurne (deux hautes mers et deux basses mers en
un peu plus de 24 heures), diurne (une haute mer et une basse mer par jour),
régime le moins répandu, ou mixte (combinaison des deux types précédents, avec
prédominance de l’un ou l’autre suivant les cas), situation fréquente sur les côtes
de 1 océan Pacifique. L’amplitude ou marnage est un caractère essentiel des marées
qui varie dans le temps (pendant les mortes-eaux le marnage est plus faible que
pendant les vives-eaux) et dans l’espace (côtes microtidales avec un marnage
moyen inférieur à 2 m, côtes mésotidales avec un marnage moyen compris entre 2
et 4 m, côtes macrotidales avec un marnage moyen supérieur à 4 m). Il faut enfin
prendre en compte la pente du rivage car elle intervient, conjointement avec le
