Les récifs coralliens
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Indirectement, /’agriculture intervient pour dégrader la vie corallienne dans les
récifs frangeants et les récifs-barrières. En Australie, dans l’État du Queensland,
l’extension de la culture de la canne à sucre, dont le caractère intensif implique le
recours massif à des engrais, explique l’enrichissement, via le ruissellement, des
eaux littorales en nutriments, situation susceptible de favoriser le développement
de grandes algues au détriment des coraux. Ces eaux contiennent aussi des herbicides capables de détruire les zooxanthelles qui vivent en symbiose avec les
coraux, et des pesticides qui s’attaquent au zooplancton. D’une façon générale,
l’extension des défrichements à des fins agricoles peut mettre en danger la survie
des récifs coralliens lorsqu’elle déclenche, comme c’est la règle dans le domaine
tropical pluvieux, une érosion des sols à l’origine d’un accroissement considérable
de la turbidité des eaux côtières. Mayotte, dans l’archipel des Comores, illustre
bien ce type de dégradation. En raison d’une croissance rapide de la population,
passée de 23 500 habitants en 1958 à 50 000 habitants en 1980 et probablement à
plus de 100 000 aujourd’hui, les cultures se sont étendues sur les fortes pentes de
l’intérieur de l’île, entraînant un ravinement dramatique des sols. Il en est résulté
une augmentation des apports terrigènes dans le lagon où la turbidité des eaux s’est
accrue. Ses rives s’envasent et la mangrove progresse. Corrélativement la vie
corallienne régresse sur les récifs frangeants et aussi sur la pente interne du récifbarrière. En vingt-cinq ans, la fraction carbonatée organogène dans les sédiments
superficiels du fond du lagon a diminué jusqu’à 40 %. C’est aussi une élévation de
la turbidité des eaux littorales, due à une érosion des sols, qui explique le ralentissement de la vie corallienne à la Martinique depuis environ 500 ans. Sur la côte
orientale de l’île, des récifs sont moribonds et des algues brunes de grande taille
les recouvrent (Battistini, 1978).
Les récifs coralliens paient un lourd tribut à l’urbanisation sans cesse grandissante. En Arabie Séoudite, Djeddah est une ville dont le chiffre de la population est
passé de 50 000 habitants en 1950 à plus d’un million d’habitants aujourd’hui. De
1971 à 1980, le nombre des voitures a été multiplié par 20, ce qui a engen !e es
habituels problèmes de circulation et de stationnement. Ils ont été lésolus pai a
construction de routes et de parkings gagnés sur le front de mer pai remblayage sur
des récifs frangeants. Ces travaux ont entraîné autour de Djeddah une destruc ion
irréversible des récifs coralliens sur un linéaire côtier de 20 km et une egra a ion
très sérieuse sur 80 km. La croissance de la ville se fait en direction u noi , vers
le Sharm Abhur qui, à l’état naturel, était une belle ria au milieu y ro °&Klu
favorable à la vie récifale. Elle se trouve être aujourd’hui, avec ses marinas e
plages privées ou publiques, la principale aire de loisirs de 1 agg ome*a æn .
aménagements dont elle a fait l’objet et les activités humaines qui y pre
ont eu des effets désastreux sur le milieu naturel (Monniei et ui ce,
corail a été tué par une sédimentation fine engendrée pai es t^ay,a?^ .• d’eaux
et aussi par la pollution due à l’aboutissement d'un gros cana ev
a’effiuents
usées. Il est maintenant trop tard pour envisager une parade. A p opo d effluents
urbains à l’origine d’un phénomène d’eutrophisation, en
,
Queensland, Townsville (110 000 habitants) rejetait encore c q J
30 millions de litres d’eaux usées non traitées jusqu au e u
æstant dans ja
vhigt. Cependant tous les coraux ne sont pas également a e
•
Grande Barrière d’Australie, à Hayman Island, on
^^J^Xtion.
Provoquaient la mort ÜAcropora tandis que Pontes présentai p
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Indirectement, /’agriculture intervient pour dégrader la vie corallienne dans les
récifs frangeants et les récifs-barrières. En Australie, dans l’État du Queensland,
l’extension de la culture de la canne à sucre, dont le caractère intensif implique le
recours massif à des engrais, explique l’enrichissement, via le ruissellement, des
eaux littorales en nutriments, situation susceptible de favoriser le développement
de grandes algues au détriment des coraux. Ces eaux contiennent aussi des herbicides capables de détruire les zooxanthelles qui vivent en symbiose avec les
coraux, et des pesticides qui s’attaquent au zooplancton. D’une façon générale,
l’extension des défrichements à des fins agricoles peut mettre en danger la survie
des récifs coralliens lorsqu’elle déclenche, comme c’est la règle dans le domaine
tropical pluvieux, une érosion des sols à l’origine d’un accroissement considérable
de la turbidité des eaux côtières. Mayotte, dans l’archipel des Comores, illustre
bien ce type de dégradation. En raison d’une croissance rapide de la population,
passée de 23 500 habitants en 1958 à 50 000 habitants en 1980 et probablement à
plus de 100 000 aujourd’hui, les cultures se sont étendues sur les fortes pentes de
l’intérieur de l’île, entraînant un ravinement dramatique des sols. Il en est résulté
une augmentation des apports terrigènes dans le lagon où la turbidité des eaux s’est
accrue. Ses rives s’envasent et la mangrove progresse. Corrélativement la vie
corallienne régresse sur les récifs frangeants et aussi sur la pente interne du récifbarrière. En vingt-cinq ans, la fraction carbonatée organogène dans les sédiments
superficiels du fond du lagon a diminué jusqu’à 40 %. C’est aussi une élévation de
la turbidité des eaux littorales, due à une érosion des sols, qui explique le ralentissement de la vie corallienne à la Martinique depuis environ 500 ans. Sur la côte
orientale de l’île, des récifs sont moribonds et des algues brunes de grande taille
les recouvrent (Battistini, 1978).
Les récifs coralliens paient un lourd tribut à l’urbanisation sans cesse grandissante. En Arabie Séoudite, Djeddah est une ville dont le chiffre de la population est
passé de 50 000 habitants en 1950 à plus d’un million d’habitants aujourd’hui. De
1971 à 1980, le nombre des voitures a été multiplié par 20, ce qui a engen !e es
habituels problèmes de circulation et de stationnement. Ils ont été lésolus pai a
construction de routes et de parkings gagnés sur le front de mer pai remblayage sur
des récifs frangeants. Ces travaux ont entraîné autour de Djeddah une destruc ion
irréversible des récifs coralliens sur un linéaire côtier de 20 km et une egra a ion
très sérieuse sur 80 km. La croissance de la ville se fait en direction u noi , vers
le Sharm Abhur qui, à l’état naturel, était une belle ria au milieu y ro °&Klu
favorable à la vie récifale. Elle se trouve être aujourd’hui, avec ses marinas e
plages privées ou publiques, la principale aire de loisirs de 1 agg ome*a æn .
aménagements dont elle a fait l’objet et les activités humaines qui y pre
ont eu des effets désastreux sur le milieu naturel (Monniei et ui ce,
corail a été tué par une sédimentation fine engendrée pai es t^ay,a?^ .• d’eaux
et aussi par la pollution due à l’aboutissement d'un gros cana ev
a’effiuents
usées. Il est maintenant trop tard pour envisager une parade. A p opo d effluents
urbains à l’origine d’un phénomène d’eutrophisation, en
,
Queensland, Townsville (110 000 habitants) rejetait encore c q J
30 millions de litres d’eaux usées non traitées jusqu au e u
æstant dans ja
vhigt. Cependant tous les coraux ne sont pas également a e
•
Grande Barrière d’Australie, à Hayman Island, on
^^J^Xtion.
Provoquaient la mort ÜAcropora tandis que Pontes présentai p
