Les récifs coralliens
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Les fragments coralliens grossiers qui forment des levées détritiques sur les
platiers, tout comme les tête-de-nègre, ces blocs cyclopéens dispersés à leur
surface, témoignent d’actions violentes d’arrachage aux dépens des constructions
récifales à l’occasion d’événements de faible fréquence mais de haute énergie, tels
les cyclones et les tsunamis. Les dégâts dus aux fortes vagues que ces phénomènes
exceptionnels engendrent affectent essentiellement le bord et la pente externes des
récifs. Il s’agit de la destruction des crêtes et des éperons, du cassage des encorbellements, directement sous l’effet des lames qui brisent, indirectement par la chute
des blocs ainsi libérés. Sur l’atoll de Tikehau, dans 1 archipel des Tuamotu, par
endroits plus de 50 % des communautés coralliennes vivantes ont été détruites
jusqu’à 40 m de profondeur par des avalanches de blocs arrachés de la pente
externe du récif, lors des cyclones répétitifs de 1982-83. Quant aux énormes blocs
— le poids de certains avoisine 1 500 tonnes — qui jonchent 1 atoll de Rangiroa,
également dans l’archipel des Tuamotu, on y voit des effets d enlèvement et e
transport par des vagues de hauteur inhabituelle, liées à des cyclones mais; aussi a
des tsunamis (Bourrouilh-Le Jan et Talandier, 1985; Harmelin-Vivien,
)• ans
de telles occasions, des cayes peuvent être balayées, comme ce ut e cas sur a
côte de Bélize lors du passage du hurricane Hattie les 30 et 31 octo re
Les récifs coralliens sont également sensibles à des modifications temporaires
du milieu, éventuellement nocives pour eux. Les cyclones sont souvent accompa
gnés de pluies torrentielles qui entraînent une diminution de a sa mite es eau
aussi une augmentation de leur turbidité en liaison avec un ruisse erneni
les terres non coralliennes. Une forte augmentation de a pression a m
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peut être à l’origine d’une baisse prolongée du niveau de amer, onc
dation des coraux, éventuellement létale pour eux.
Après toutes ces destructions, les écosystèmes coralliens se æCOI^ue P
moins rapidement. Pour reprendre l’exemple de Tikehau, a res au
x 30 m de
quement achevée au bout de 6 ans jusqu’à 6-10 m de pio on e ’
ceux jes
profondeur elle ne l’était qu’à 70 %. Ce sont surtout es cor^.u
tandis que les
genres Acropora, Pocillopora, Millepora, qui sont les p us g , sjstent mieux,
coraux massifs, tels les genres Parités, DiPl°™^
cyclones et tsunamis,
Comme les premiers sont aussi ceux qui croissent p
’ maintenir une large
parce qu’ils induisent une mortalité différentielle, contn ue
.• ti de pespace
diversité dans les biocénoses récifales en empêchant
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par les espèces prolifiques. Mais, une rePetltlV1æ tr^Pvie corallienne en ne lui laisexceptionnels est susceptible de mettre en dang
développement de
sant pas le temps de se réinstaller et en ouvrant la voie au
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grandes algues à son détriment.
,, nmlifération d'un
Dans les années soixante et soixante-dix, on avait remar^
Ce prédateur,
prédateur des coraux qui menaçait de mort e nom
n0Urrit de polypes
Acanthaster planci, est une redoutable etoue e
ianchis. Il montre
vivants dont elle digère les tissus, ne laissant que es ‘ ’ ment affecté la Grande
une prédilection pour les coraux branchus.
a
ont été affectés.
Barrière d’Australie, surtout sa partie centra e ou - c
, f pas étendue au
L'infestation a touché le domaine indo-pacifique, mais elle ne s e p
monde caraïbe.
, nxnu Des causes humaines avaient
On s’est interrogé sur les raisons de c
•
.
ja prolifération
d abord été avancées, mais on pense aujoui ui q
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