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Les littoraux
Fig. 88. — Évolution actuelle de la côte du delta de l’Ebre (d’après A. Maldonado, 1972).
1 : érosion. 2 : progradation. 3 : dérive littorale (le volume du transit sédimentaire résultant est
indiqué en milliers de m3/an).
3. Le front deltaïque
Les dépôts fluviatiles et marins — sableux, limoneux et argileux — de la plaine
et de la marge deltaïque constituent les couches sommitales (topset beds) du delta
(fig. 89). Ils se prolongent sous la mer par des sédiments de même calibre, déplacés
par les vagues et les courants, qui forment ce qu’il est convenu d’appeler le front
deltaïque. Ce front est plus ou moins étendu et plus ou moins pentu suivant les cas.
Dans le delta du Niger, il prend l’aspect d’une plate-forme à faible gradient, large
en moyenne de 10 km, s’étendant sur 4 500 km1 2 et se terminant vers 10-20 m de
profondeur. Il a pour effet d’amortir les vagues à l’approche de la côte.
4. Le talus prodeltaïque
Le Iront se termine sur un talus progradant de pente variable, généralement
comprise entre 1° et 10°. Ce talus est constitué par des argiles, à stratification
Les littoraux
Fig. 88. — Évolution actuelle de la côte du delta de l’Ebre (d’après A. Maldonado, 1972).
1 : érosion. 2 : progradation. 3 : dérive littorale (le volume du transit sédimentaire résultant est
indiqué en milliers de m3/an).
3. Le front deltaïque
Les dépôts fluviatiles et marins — sableux, limoneux et argileux — de la plaine
et de la marge deltaïque constituent les couches sommitales (topset beds) du delta
(fig. 89). Ils se prolongent sous la mer par des sédiments de même calibre, déplacés
par les vagues et les courants, qui forment ce qu’il est convenu d’appeler le front
deltaïque. Ce front est plus ou moins étendu et plus ou moins pentu suivant les cas.
Dans le delta du Niger, il prend l’aspect d’une plate-forme à faible gradient, large
en moyenne de 10 km, s’étendant sur 4 500 km1 2 et se terminant vers 10-20 m de
profondeur. Il a pour effet d’amortir les vagues à l’approche de la côte.
4. Le talus prodeltaïque
Le Iront se termine sur un talus progradant de pente variable, généralement
comprise entre 1° et 10°. Ce talus est constitué par des argiles, à stratification
