Les deltas
183
Les barres formées de la sorte finissent par emerger et sont progressivement
incorporées dans la partie subaérienne de l’édifice deltaïque tandis que de
nouvelles barres se développent sur son front avant d’etre annexées à leur tour
Ainsi s’étend progressivement un delta.
D. Morphologie des deltas
Un delta est constitué de deux parties, l’une émergée, l’autre immergée. À son
tour, la partie émergée se divise en une plaine deltaïque où les actions fluviales
sont prépondérantes et une marge deltaïque où ces actions se combinent avec
celles de la houle et, éventuellement, de la marée. Dans la partie immergée, le front
deltaïque se différencie par son matériel moins fin du talus prodeltaïque où s’accumulent des argiles (fig. 83).
1. La plaine deltaïque
Sa morphologie est fondamentalement le résultat du comportement du fleuve,
mais le vent et la végétation ont aussi une part dans l’élaboration du modelé.
La plaine deltaïque est constituée surtout par des sédiments fins : argiles, limons,
sables. Galets et graviers sont le plus souvent limités à sa partie amont. La pente
vers la mer est toujours très douce : à l’entrée de son delta, la Medjerda se trouve à
20 m d’altitude alors que son embouchure est distante de 30 km. Aussi, dans les
deltas, les fleuves dessinent-ils souvent des trains de méandres divagants à différents stades de développement, de la naissance de la boucle jusqu’à son
recoupement. Parfois, les chenaux d’écoulement sont entrelacés, comme c’est
fréquemment le cas dans les deltas des régions arctiques. Mais, le trait de morphologie fluviale caractéristique des plaines deltaïques est représenté par des bourrelets
de rive, faits de sables et de limons, qui dominent de peu de mètres la topographie
Fig. 83. — Différents environnements
du delta du Niger
(d’après J.R.L. Allen, 1965).
1 : plaine deltaïque. 2 : marge deltaïque.
a: marais à mangrove, b: bourrelets
littoraux sableux. 3 : front deltaïque.
4 : talus prodeltaïque.
Front deltaïque et talus pro-deltaïque
sont immergés.
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Les barres formées de la sorte finissent par emerger et sont progressivement
incorporées dans la partie subaérienne de l’édifice deltaïque tandis que de
nouvelles barres se développent sur son front avant d’etre annexées à leur tour
Ainsi s’étend progressivement un delta.
D. Morphologie des deltas
Un delta est constitué de deux parties, l’une émergée, l’autre immergée. À son
tour, la partie émergée se divise en une plaine deltaïque où les actions fluviales
sont prépondérantes et une marge deltaïque où ces actions se combinent avec
celles de la houle et, éventuellement, de la marée. Dans la partie immergée, le front
deltaïque se différencie par son matériel moins fin du talus prodeltaïque où s’accumulent des argiles (fig. 83).
1. La plaine deltaïque
Sa morphologie est fondamentalement le résultat du comportement du fleuve,
mais le vent et la végétation ont aussi une part dans l’élaboration du modelé.
La plaine deltaïque est constituée surtout par des sédiments fins : argiles, limons,
sables. Galets et graviers sont le plus souvent limités à sa partie amont. La pente
vers la mer est toujours très douce : à l’entrée de son delta, la Medjerda se trouve à
20 m d’altitude alors que son embouchure est distante de 30 km. Aussi, dans les
deltas, les fleuves dessinent-ils souvent des trains de méandres divagants à différents stades de développement, de la naissance de la boucle jusqu’à son
recoupement. Parfois, les chenaux d’écoulement sont entrelacés, comme c’est
fréquemment le cas dans les deltas des régions arctiques. Mais, le trait de morphologie fluviale caractéristique des plaines deltaïques est représenté par des bourrelets
de rive, faits de sables et de limons, qui dominent de peu de mètres la topographie
Fig. 83. — Différents environnements
du delta du Niger
(d’après J.R.L. Allen, 1965).
1 : plaine deltaïque. 2 : marge deltaïque.
a: marais à mangrove, b: bourrelets
littoraux sableux. 3 : front deltaïque.
4 : talus prodeltaïque.
Front deltaïque et talus pro-deltaïque
sont immergés.
